Les Français qui accueillent des Ukrainiens seront aidés financièrement
La Première ministre Élisabeth Borne a officialisé lundi (3 octobre) la mise en place d'une aide financière pour les Français qui accueillent des « déplacés ukrainiens chez eux ».
La Première ministre Élisabeth Borne a officialisé lundi (3 octobre) la mise en place d’une aide financière pour les Français qui accueillent des « déplacés ukrainiens chez eux ».
L’annonce a été faite par la cheffe du gouvernement français lors d’un discours à l’Assemblée nationale lundi (3 octobre), jour de la reprise des travaux parlementaires en hémicycle, avant un débat des députés sur la situation en Ukraine et ses conséquences en France. L’ambassadeur d’Ukraine en France Vadym Omelchenko était présent.
Après avoir rappelé le soutien français et européen à l’Ukraine, humanitaire et militaire, la Première ministre a salué et remercié « toutes les collectivités [françaises] qui se mobilisent, organisent la solidarité et permettent l’accueil et la scolarisation des réfugiés ukrainiens. Leur engagement est précieux et déterminant. »
Quant aux particuliers, Mme Borne a déclaré vouloir aider « tous nos concitoyens qui se sont engagés » et a annoncé « la mise en place, à partir de fin novembre, d’une aide pour nos compatriotes qui accueillent des déplacés ukrainiens chez eux ».
« La guerre va durer », mais la France sera « à la hauteur [car] la résistance du peuple ukrainien nous oblige », a-t-elle déclaré.
Le chef de la cellule interministérielle de crise sur l’accueil des personnes fuyant le conflit en Ukraine, le préfet Joseph Zimet, avait, dès juillet, indiqué qu’une aide de ce type était à l’étude « pour éviter que cet accueil ne s’effondre », dans un entretien accordé au quotidien Le Monde. Il expliquait notamment que l’accueil « d’un ménage ukrainien chez soi pendant plusieurs mois […] engendre des charges financières et peut entraîner une forme de lassitude ».
Aussi, détaillait-il, « les capacités d’hébergement collectif baissent » et le « contexte d’accès au logement [est] compliqué ». Le préfet assurait alors que cette aide devrait être « de 150 à 200 euros pendant quelques mois ».
Mme Borne a aussi indiqué que la France était « déterminée » à ce que les crimes « commis par la Russie soient documentés, jugés et punis », « condition essentielle au retour d’une paix durable ».
Enfin, Élisabeth Borne a annoncé l’organisation d’« une conférence économique avec les autorités ukrainiennes pour mobiliser les entreprises françaises » dans la reconstruction du pays.