Les grandes puisssances entendent finaliser Doha d'ici fin 2007 [FR]
Les acteurs-clés des négociations du cycle de Doha visant à élaborer un pacte commercial mondial ont fixé une nouvelle date butoir pour finaliser l'accord. Toutefois, après deux jours de pourparlers intensifs, aucune avancée décisive n'est perceptible.
Les acteurs-clés des négociations du cycle de Doha visant à élaborer un pacte commercial mondial ont fixé une nouvelle date butoir pour finaliser l’accord. Toutefois, après deux jours de pourparlers intensifs, aucune avancée décisive n’est perceptible.
En dépit de leur incapacité à progresser lors de la première réunion formelle depuis l’arrêt des négociations en juillet 2006, les ministres du commerce de l’Union européenne, des Etats-Unis, de l’Inde et du Brésil (formant le G-4), rejoints par ceux du Japon et de l’Australie, se sont déclarés confiants, estimant possible la conclusion d’un accord pour la fin de l’année.
Les six pays ont déclaré le 12 avril 2007, à l’issue de deux jours de réunions à New Delhi : « Nous pensons qu’en intensifiant nos efforts, nous pouvons faire converger nos avis et ainsi contribuer à conclure le cycle d’ici la fin de l’année ».
Les négociations avaient pour but de trouver un terrain d’entente sur le principal point d’achoppement, à savoir la réduction des subventions aux agriculteurs européens et américains ainsi que la baisse des droits de douane pour permettre aux pays en développement un accès plus facile aux marchés.
Un consensus entre les six nations présentes à New Delhi est considéré comme crucial pour que les 150 membres de l’OMC s’entendent. En établissant une nouvelle date butoir en fin d’année, les négociateurs souhaitent instiller un sentiment d’urgence aux discussions, qui ont déjà dépassé un grand nombre de dates limites.
La représentante américaine pour le commerce, Susan Schwab, a déclaré : « Si nous parvenons à traduire ce sentiment d’urgence partagé en actes, alors ce but devient réalisable ».
Toutefois, le ministre indien du commerce, Kamal Nath, hôte de la rencontre, a indiqué que la capacité à atteindre cet objectif de fin d’année dépendrait de la manière dont les préoccupations de son pays seraient prises en compte : « En ce qui concerne l’Inde, si la vitesse à laquelle les négociations débouchent sur un accord importe, l’élément crucial reste le contenu du résultat ».
Le groupe des quatre Grands (Union européenne, Etats-Unis, Inde et Brésil) devraient se réunir mi-mai afin de poursuivre les négociations et de mettre des « concessions spécifiques » sur la table.