Les négociations entre l'UE et la Turquie bientôt bloquées? [FR]

Les négociations entre l'UE et la Turquie sont dans l'impasse, une solution au conflit chypriote semblant hors de portée. Les récents commentaires du président Barroso ont assombri un peu plus les perspectives d'adhésion de la Turquie, détaillées dans le prochain rapport de suivi de la Commission.

Les négociations entre l’UE et la Turquie sont dans l’impasse, une solution au conflit chypriote semblant hors de portée. Les récents commentaires du président Barroso ont assombri un peu plus les perspectives d’adhésion de la Turquie, détaillées dans le prochain rapport de suivi de la Commission.

La Grèce et les Chypriotes grecs ont bloqué l’ouverture des négociations dans de nouveaux domaines stratégiques, comme les entreprises et l’industrie, exigeant que la Turquie ouvre ses ports et aéroports aux navires et avions Chypriotes grecs. 

Le porte-parole des Chypriotes grecs, Christodoulos Pashiardis, a déclaré le 12 octobre 2006 que leur objectif était « d’empêcher l’ouverture de tout nouveau chapitre parmi les 34 restants concernant l’adhésion de la Turquie jusqu’au 8 novembre 2006, date à laquelle le rapport de suivi sur la Turquie doit être publié. »

La Turquie refuse d’ouvrir ses ports aux Chypriotes grecs tant qu’un embargo international sur la partie turque de l’île n’est pas levé.

La présidence finlandaise tente actuellement de trouver un compromis pour débloquer la situation, qui empêche les négociations d’adhésion entre l’UE et la Turquie de progresser.

Par ailleurs, les entreprises et groupes de consommateurs en Turquie ont menacé de boycotter les produits français après l’adoption, par le Parlement français, d’une loi sanctionnant la négation du génocide arménien. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a ainsi déclaré : « A cause de l’étroitesse d’esprit de certains députés, la France, connue comme un pays de liberté, doit vivre avec cette honte. »

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, s’est montré très pessimiste sur les négociations d’adhésion avec la Turquie, qui, selon lui, pourraient durer jusqu’à 20 ans, et a souligné un ralentissement des réformes.