Les négociations sur l'avenir du Kosovo pourraient inspirer les séparatistes dans l'ex-Union soviéti
Les négociations en cours sur l'indépendance du Kosovo vis-à-vis de la Serbie pourraient être un exemple pour les séparatistes dans certains anciens Etats soviétiques.
Les négociations en cours sur l’indépendance du Kosovo vis-à-vis de la Serbie pourraient être un exemple pour les séparatistes dans certains anciens Etats soviétiques.
Le premier jour de la quatrième réunion sur l’avenir du Kosovo, province faisant toujours partie de la Serbie, s’est achevé à Vienne le 4 mai 2006 sans résultats. Avec l’ancien président finlandais Martti Ahtisaari pour médiateur, le processus de négociations réunit des représentants de la communauté albanaise (90% du Kosovo), laquelle souhaite devenir indépendante de la Serbie, et les dirigeants de la minorité pro-serbe. Les négociations directes ont débuté en février 2006. « Les différences sont considérables, » a commenté Lutfi Haziri, Premier ministre adjoint du Kosovo à l’issue des négociations.
Par ailleurs, les perspectives d’indépendance du Kosovo vis-à-vis de la Serbie sont susceptibles de créer un précédent pour les séparatistes dans les Etats de l’ex-Union soviétique comme l’Azerbaidjan, la Géorgie et la Moldavie.
Selon des analystes cités par Reuters, une fois que le Kosovo aura acquis son indépendance, les forces séparatistes des anciens mini-Etats soviétiques pourraient être tentés de suivre la même voie. De telles initiatives pourraient également bénéficier du soutien du président russe Vladimir Poutine, qui a récemment déclaré : « Si […] vous pouvez accorder au Kosovo sa pleine indépendance, alors pourquoi refuseriez-vous ce droit aux Abkhazes et aux Ossètes du Sud ? » Les analystes affirment que l’objectif de Moscou est double : maintenir le séparatisme hors des frontières russes et affaiblir de l’intérieur les Etats pro-occidentaux de Géorgie et Moldavie.