Les revers judiciaires de proches de Trump fragilisent les républicains

Deux proches du président américain mis en cause par des juridictions différentes auraient commis des fraudes fiscales et bancaires à grande échelle. Son ex-avocat accuse le président de l'avoir forcé à commettre un crime en achetant le silence de deux femmes.  

EURACTIV.fr
Donald Trump, lors du sommet de l'OTAN en juillet dernier. EPA-EFE/TATYANA ZENKOVICH / POOL

Deux proches du président américain mis en cause par des juridictions différentes auraient commis des fraudes fiscales et bancaires à grande échelle. Son ex-avocat accuse le président de l’avoir forcé à commettre un crime en achetant le silence de deux femmes.

Le président américain est au pouvoir depuis moins de deux ans, mais les premières condamnations concernant son entourage pourraient être imminentes.

Dans le cadre d’une enquête portant sur l’ingérence russe durant la campagne présidentielle, l’ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a été reconnu coupable de nombreux délits dont des fraudes fiscales et bancaires par des jurés. Le juge devrait prononcer à son encontre une peine de plusieurs années de prison.

Son ex-avocat, Michael Cohen, a de son côté plaidé coupable devant une autre cour, et reconnu avoir payé des femmes avec qui Donald Trump avait eu une liaison à sa demande. Un crime qui serait donc celui du président plutôt que le sien, et dont le financement pourrait être lié au financement de la campagne présidentielle.

Ces deux affaires fulgurantes, menées dans un contexte compliqué puisque le juge travaillant sur le cas de Paul Manafort a reçu des menaces. Il enquête également sur d’autres volets d’une éventuelle collusion entre le pouvoir russe et le candidat américain, et la Maison Blanche fait pression pour interrompre les poursuites.

Les administrations républicains souvent mises en causes par la justice

Selon le ministère américain de la Justice, il est impossible de mettre en cause un président en exercice, malgré les lourdes accusations qui pèsent contre lui. Dans ce contexte, les élections partielles qui auront lieu en octobre prochain risquent de tourner au referendum pour ou contre Trump, et donner l’avantage aux démocrates.

Donald Trump n’est pas le premier président américain à voir son entourage ou son administration mise en cause dans des affaires judiciaires, mais  les derniers épisodes prouvent une fois de plus que les Républicains sont nettement plus souvent impliqués.

Selon les statistiques compilées par le politologue américain Ian Bremmer, Richard Nixon est de loin le président américain dont l’entourage a été le plus poursuivi, avec 55 condamnations dont 15 ayant entrainé des peines de prison, devant Bush fils, qui a vu ses proches condamnés 16 fois, avec 9 condamnations de prison. Les présidences des démocrates Carter et Obama ont à l’opposé été des sans faute du côté des mises en causes par la justice.