Les trois conditions de Berlin pour élargir le fonds de sauvetage de la zone euro

Dans un entretien accordé au Monde, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, demande notamment que l’UE mette en place des « sanctions quasi-automatiques » à l’encontre des États qui franchiraient les lignes rouges de la zone euro.

EURACTIV.fr

Dans un entretien accordé au Monde, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, demande notamment que l’UE mette en place des « sanctions quasi-automatiques » à l’encontre des États qui franchiraient les lignes rouges de la zone euro.

L’Allemagne persiste et signe. Il n’est pas question, pour l’instant de renforcer le fonds européen de stabilité financière (FESF), qui a été utilisé pour le sauvetage de l’Irlande par l’Union européenne. «Je ne vois pas la nécessité de discuter d’une modification du FESF, alors que moins de 10 % de ses capacités sont utilisées», affirme le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, dans un entretien accordé au Monde, et publié samedi 29 janvier.

L’Allemagne veut soumettre une telle modification à trois conditions. D’une part, Berlin plaide pour que le pacte de stabilité et de croissance «prévoie des sanctions qui s’imposent quasi-automatiquement aux États qui ne respectent pas les règles». D’autre part, «il faut que tous les États s’engagent clairement à avoir des comptes publics solides». 

Enfin, Guido Westerwelle demande que les États renforcent leur «compétitivité à long terme». «Pour être compétitif, il ne faut pas, par exemple, que les dépenses sociales augmentent plus vite que la productivité, et le développement démographique ne peut pas être ignoré», précise-t-il. En ajoutant qu’il n’est pas normal que certains pays ne veuillent pas modifier «l’âge légal de la retraite quand celui-ci est à 59 ans», alors que l’Allemagne l’a repoussé à 67 ans.