Les Turcs de moins en moins favorables à l'entrée de leur pays dans l'UE [FR]
Un récent sondage est venu confirmer la diminution, au sein de la population turque, du nombre des partisans d'une adhésion d'Ankara à l'Union européenne.
Un récent sondage est venu confirmer la diminution, au sein de la population turque, du nombre des partisans d’une adhésion d’Ankara à l’Union européenne.
Apparemment désenchantés par ce qu’ils perçoivent comme une montée de l’hostilité à leur égard au sein de l’UE, les Turcs sont de moins en moins nombreux à souhaiter l’adhésion de leur pays à l’Union. Selon un sondage réalisé à la demande du parti au pouvoir (Parti de la justice et du développement, AKP) – dont les résultats ont été publiés par le Financial Times -, les citoyens turcs ne sont plus que 63% à se montrer favorables à l’entrée de leur pays dans l’UE. Ils étaient encore 75% à soutenir les ambitions européennes de la Turquie à la fin de l’année 2004, et 70% au premier trimestre 2005.
De nombreux observateurs estiment que le résultat du référendum français du 29 mai aura un impact sur le sort de la candidature turque, et ce malgré les démentis répétés apportés à ce sujet par les responsables européens. Outre la perception, par la majorité des Turcs, d’une hostilité de certains grands Etats de l’Union à l’égard de leur pays, le net tiédissement des sentiments européens de la population est mis sur le compte des faibles efforts de communication déployés par le gouvernement d’Ankara pour promouvoir les vertus d’une entrée dans l’UE.
Selon les termes d’un accord intervenu lors du Conseil européen de décembre 2004, la Turquie et l’UE doivent entamer des négociations d’adhésion formelles le 3 octobre 2005.