L’Europe « mérite » sa place à la table des négociations avec la Russie, les États-Unis et l’Ukraine

De nouvelles négociations de paix sont attendues au cours de l’été

/ EURACTIV.com
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Donald Trump a estimé que l’Europe avait gagné sa place à la table des futures négociations sur la paix en Ukraine et jugé nécessaire d’accroître la pression sur la Russie pour la contraindre à négocier, selon plusieurs hauts responsables diplomatiques.

Des diplomates et responsables européens affirment que le président américain apparaît désormais davantage engagé sur le dossier ukrainien et plus disposé à accentuer la pression sur Moscou, après avoir accepté lors du sommet du G7 en France un renforcement des sanctions contre Vladimir Poutine ainsi qu’un soutien militaire accru à Kiev.

Selon une source diplomatique de haut rang, le regain d’unité observé lors du sommet pourrait ouvrir la voie à une relance des négociations de paix, potentiellement avant la trêve estivale du mois d’août. Les Européens seraient alors associés au processus diplomatique.

D’après une autre source, Donald Trump aurait revu sa position sur la participation européenne aux pourparlers au motif que les gouvernements européens « paient la facture » du soutien à l’Ukraine, notamment à travers le programme européen de prêts de 90 milliards d’euros destiné à Kiev.

Reste à déterminer la forme que prendra cette participation européenne aux futures discussions sur l’Ukraine et sur l’architecture de sécurité du continent, a indiqué un diplomate, selon lequel les dirigeants européens présents au G7 ont eu le sentiment que M. Trump était désormais plus réceptif à l’idée de contraindre la Russie à reprendre les négociations.

Deux facteurs sont perçus comme déterminants pour amener Moscou à la table des pourparlers : l’essoufflement supposé de l’effort de guerre russe et la nouvelle volonté américaine de durcir les sanctions.

Une déclaration commune, approuvée par Donald Trump, engage le G7 à « accroître la pression sur l’économie de guerre russe » au moyen de mesures destinées à « renforcer nos sanctions, y compris dans les secteurs du pétrole et du gaz ».

Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a qualifié cette évolution de possible « tournant décisif ». Un haut diplomate européen a estimé que de nouvelles sanctions américaines dans le secteur énergétique seraient « très bien accueillies », en particulier si Washington soutenait activement un abaissement du plafond du prix du pétrole russe.

(mm)