Liz Truss tente de restaurer l’unité des conservateurs après revirements et divisions

Liz Truss devrait profiter de son premier discours en tant que Première ministre devant les délégués du parti Conservateur mercredi pour promettre que les « perturbations » dues aux réductions d’impôts conduiront à la croissance économique.

Euractiv.com
Conservative Party Conference in Birmingham
La Première ministre britannique Liz Truss à une réunion du parti conservateur à Birmingham, lundi (3 octobre). [EPA-EFE/TOLGA AKMEN]

Liz Truss devrait profiter de son premier discours en tant que Première ministre devant les délégués du parti Conservateur mercredi (5 octobre) pour expliquer ses politiques économiques et promettre que les « perturbations » à court terme dues aux réductions d’impôts prévues conduiront à la croissance économique.

Le discours, qui est l’un des derniers actes du rassemblement du parti à Birmingham, intervient après une semaine difficile pour la nouvelle Première ministre, en fonction depuis moins d’un mois.

Avec son ministre des Finances, Kwarsi Kwarteng, qui a renoncé à son projet de supprimer le taux maximal de l’impôt sur le revenu, et les divisions ouvertes entre les ministres, l’ambiance a été celle d’un gouvernement qui se prépare à être à l’opposition après 12 ans au pouvoir.

Cette semaine, en effet, les sondages ont donné aux Travaillistes une avance de 25 à 28 points de pourcentage sur les Conservateurs.

Aucune annonce de nouvelle politique n’est attendue dans le discours de Mme Truss, ce qui indique une fois de plus qu’elle s’efforcera de mettre fin aux querelles intestines au sein du parti et de rétablir la discipline.

La ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, a accusé d’autres ministres et législateurs conservateurs d’avoir fait un « putsch » en forçant le revirement sur les plans de suppression du taux supérieur de 45 pence.

Mme Truss est également sous pression pour confirmer que les prestations sociales augmenteront en fonction de l’inflation, bien que les ministres soient censés chercher des moyens de réduire les dépenses afin de payer les 40 milliards de livres sterling des autres réductions d’impôts encore sur la table.

La décision prise en mai par l’ancien ministre des Finances Rishi Sunak d’augmenter les prestations en fonction du taux d’inflation de septembre, qui s’élevait à 9,9 %, sera revue par les ministres de Mme Truss.

Le gouvernement a également promis de publier des prévisions économiques pour son mini-budget de réductions d’impôts, l’un des facteurs qui ont effrayé les marchés financiers et provoqué une ruée sur la livre et les obligations britanniques il y a une semaine.