L'UE promet 12 milliards d'euros pour renforcer sa position en Asie centrale

Il s'agit d'une « approche différente » de celle de la Chine ou de la Russie, a déclaré Ursula von der Leyen.

EURACTIV.com
Samarkand Climate Forum
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononce son discours lors de la séance d'ouverture du Forum international sur le climat à Samarcande, en Ouzbékistan, le 4 avril 2025. EPA-EFE/STRINGER

Le sommet UE-Asie centrale d’aujourd’hui s’est terminé par l’annonce d’un programme de 12 milliards d’euros pour le « partenariat stratégique » de l’UE avec l’Asie centrale.

Ce plan d’investissement comprend 2,5 milliards d’euros pour les matières premières critiques de la région, 3 milliards d’euros pour le développement du Corridor du milieu – une route commerciale reliant la Chine à l’Europe via les pays d’Asie centrale – 6,4 milliards d’euros pour des projets environnementaux et 100 millions d’euros pour la connectivité numérique.

Lors de la conférence de presse de clôture du sommet, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué ce partenariat qui profitera à la fois à l’Asie centrale et à l’UE, qui souhaite investir dans ces pays riches en minerais.

Il s’agit d’une « approche différente » de celle de la Chine ou de la Russie, « qui extraient des matières premières sans aucune valeur ajoutée » pour l’Asie centrale, a ajouté Ursula von der Leyen.

Prise entre la Russie, et ses liens historiques avec la région, et la Chine, avec sa forte influence sur l’économie de la région, Bruxelles a cherché à renforcer sa présence en Asie centrale depuis la guerre en Ukraine en organisant plusieurs réunions et sommets birégionaux.