L’UE s’inquiète du droit de manifester en Iran
L’Union européenne a affirmé « espérer » que le droit de manifester sera « garanti » en Iran, théâtre depuis cinq jours de protestations parfois violentes contre les difficultés économiques et le régime du président Hassan Rohani.
L’Union européenne a affirmé « espérer » que le droit de manifester sera « garanti » en Iran, théâtre depuis cinq jours de protestations parfois violentes contre les difficultés économiques et le régime du président Hassan Rohani.
Depuis plusieurs jours, des manifestations contre le pouvoir politique en place et les difficultés économique du pays ont émaillée en Iran.
Ces mobilisations antigouvernementales sont les premières depuis celles qui avaient suivi la réélection contestée de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, en 2009.
Pour l’heure, 21 personnes, dont 16 manifestants, ont été tuées depuis le début jeudi des rassemblements. Des centaines de personnes ont été arrêtées, dont certaines déjà libérées.
Face à la situation, l’UE a réagit en appelant au respect du droit à manifester des citoyens.
« Nous avons suivi les manifestations des citoyens iraniens au cours des derniers jours. Nous avons été en contact avec les autorités iraniennes et nous espérons que le droit à la manifestation pacifique et la liberté d’expression seront garantis, à la suite des déclarations publiques du président Rohani », a déclaré une porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué. « Nous continuerons à suivre les développements », a-t-elle ajouté.
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Le président Rohani a reconnu que l’Iran devait fournir « un espace » pour que la population puisse exprimer ses « inquiétudes quotidiennes », mais il a condamné les violences et la destruction des biens publics.
Le président américain Donald Trump a pour sa part affirmé lundi que « le temps du changement » était venu en Iran. Son gouvernement dénonce régulièrement l’accord nucléaire international conclu en 2015 pour garantir l’usage pacifique du programme atomique iranien.
L’UE défend bec et ongles cet accord historique qui permet à ses yeux d’éviter une course à l’armement au Moyen-Orient.