Mario Draghi en visite en Algérie pour renforcer l’approvisionnement en gaz de l’Italie
Le Premier ministre italien Mario Draghi s’est rendu en Algérie dans le but d’accélérer les livraisons de gaz à l’Italie, qui augmenteront dans les années à venir. C’est ce qu’ont annoncé les dirigeants des deux pays.
Le Premier ministre italien Mario Draghi s’est rendu en Algérie dans le but d’accélérer les livraisons de gaz à l’Italie, qui augmenteront dans les années à venir. C’est ce qu’ont annoncé les dirigeants des deux pays.
Le quatrième sommet entre l’Italie et l’Algérie a « confirmé notre partenariat privilégié dans le secteur de l’énergie », a confié M. Draghi aux journalistes.
Alors que l’Italie traverse une crise politique, la visite de M. Draghi au président Abdelmajid Tebboune, lundi (18 juillet), a été précédée par l’annonce de quatre milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz algérien pour Rome.
Cette mesure représente « une accélération par rapport à ce qui avait été négocié initialement » et « anticipe d’autres approvisionnements dans les années à venir », a déclaré M. Draghi.
Alors que Rome s’efforce de réduire sa dépendance à l’égard de la Russie, l’Algérie est devenue son principal partenaire énergétique. En 2021, l’Italie a importé 22,5 milliards de mètres cubes de gaz d’Algérie, soit environ 29,6 % de la consommation nationale. La Russie a quant à elle fourni 28,9 milliards de mètres cubes au pays, ce qui correspond à 38 % de la consommation italienne.
La société publique algérienne Sonatrach va maintenant acheminer quatre milliards de mètres cubes de gaz supplémentaires avant l’hiver, en plus des trois déjà annoncés en avril. Les approvisionnements devraient augmenter d’environ neuf milliards de mètres cubes par an d’ici 2024 et transiter par le gazoduc Transmed.
La coopération entre Rome et Alger portera également sur « le développement des sources renouvelables, notamment l’hydrogène vert et les énergies solaire, éolienne et géothermique ». Ils continueront à travailler ensemble « pour la stabilité en Méditerranée, à commencer par la crise libyenne et les difficultés en Tunisie ».