Matériels médicaux : les Vingt-Sept d’accord pour des mesures de représailles contre la Chine

Les représentants des Vingt-Sept se sont mis d’accord pour restreindre l’accès des entreprises chinoises au marché européen de produits médicaux.

EURACTIV France avec AFP
German Chancellor Angela Merkel Meets Li Keqiang
La Commission européenne avait décidé en avril d’ouvrir une enquête sur les marchés publics chinois de dispositifs médicaux, soupçonnant des pratiques « discriminatoires » contre les entreprises européennes. [Getty Images/Florian Gaertner_Photothek]

Les représentants des Vingt-Sept se sont mis d’accord lundi 2 juin pour restreindre l’accès des entreprises chinoises au marché européen de produits médicaux en représailles de mesures limitant l’accès aux entreprises européennes sur les marchés chinois, selon des sources diplomatiques.

Les restrictions proposées par la Commission européenne, qui n’ont pas été précisées, sont proportionnées aux restrictions auxquelles les producteurs européens de dispositifs médicaux et les dispositifs médicaux fabriqués dans l’UE sont confrontés sur le marché chinois, a-t-on assuré de source européenne.

La Chambre de commerce chinoise dans l’UE a dénoncé dans un communiqué une mesure qui va « limiter l’accès des entreprises chinoises aux appels d’offres publics dans le secteur des dispositifs médicaux, pour les contrats dépassant 5 millions d’euros sur une période de cinq ans ».

La Chambre de commerce chinoise « exprime sa profonde déception face à cette décision », a-t-elle ajouté selon ce communiqué.

La Commission européenne avait décidé en avril d’ouvrir une enquête sur les marchés publics chinois de dispositifs médicaux, soupçonnant des pratiques « discriminatoires » contre les entreprises européennes.

Cette enquête constitue la première procédure dans le cadre d’un nouveau mécanisme dont l’UE s’est dotée en 2022 pour obtenir l’accès aux marchés publics étrangers.

L’Union européenne estime que ses appels d’offres publics sont ouverts à 95 % à la concurrence du reste du monde, tandis que les entreprises européennes n’ont quasiment aucun accès aux marchés publics chinois.