Monsanto renonce à faire homologuer des cultures OGM dans l’UE
Monsanto a annoncé le 17 juillet qu'il retirerait toutes ses demandes d'homologation en cours de nouvelles cultures d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union européenne en raison de l'absence de perspectives commerciales.
Monsanto a annoncé le 17 juillet qu'il retirerait toutes ses demandes d'homologation en cours de nouvelles cultures d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union européenne en raison de l'absence de perspectives commerciales.
« Nous retirerons les homologations dans les mois qui viennent », a expliqué Jose Manuel Madero, président et directeur général de Monsanto pour l'Europe, à Reuters lors d'un entretien téléphonique.
Il a ajouté que le groupe d'agrochimie se recentrerait sur son activité traditionnelle de semences en Europe et s'emploierait à obtenir les autorisations d'importation dans l'UE des variétés de semences OGM dont la culture est généralisée aux États-Unis et en Amérique du Sud.
Monsanto précise que cette décision concerne cinq demandes d'homologation pour du maïs, une concernant le soja et une autre la betterave à sucre. L’entreprise déclare également qu'elle ne retirera pas sa demande de renouvellement de l'homologation du maïs MON810 résistant aux insectes, la seule semence OGM cultivée à l'échelle commerciale actuellement en Europe.
Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé que Monsanto avait informé l'exécutif européen de son intention de retirer ses demandes d'homologation.
Cette décision reflète la frustration de nombreuses entreprises du secteur de la biotechnologie à propos du système européen d'homologation des OGM. Les décisions sont généralement retardées de nombreuses années. La culture de seulement trois variétés est autorisée.
Alors que la culture de maïs MON810 de Monsanto est autorisée à l'échelle européenne, des pays, comme la France et l'Allemagne l'ont interdite. L'Italie a également imposé une interdiction à l'échelle nationale, en raison de l'opposition de la population.
Le groupe chimique allemand BASF a cessé l'an passé de développer des cultures OGM en Europe et a transféré toutes ses opérations européennes afférentes aux États-Unis.
En dépit de l'hostilité de l'opinion publique aux OGM, l'Europe est l'un des premiers importateurs mondiaux de fourrage génétiquement modifié destiné au bétail, à hauteur de 30 millions de tonnes par an.