Neelie Kroes déplore la faiblesse des investissements dans la bande passante
La vice-présidente de la Commission compte publier des propositions de consolidation du secteur des télécoms. Elle déplore aussi la confusion règlementaire qui nuit aux investissements dans la bande passante.
La vice-présidente de la Commission compte publier des propositions de consolidation du secteur des télécoms. Elle déplore aussi la confusion règlementaire qui nuit aux investissements dans la bande passante.
« Les orientations actuelles fournies aux autorités de régulation ne donnent tout simplement pas aux entreprises, qu'elles soient nouvelles ou anciennes, la certitude nécessaire à la réalisation d'investissements. Il est temps que cela change », a déclaré la commissaire le 30 août.
Les sociétés de télécommunications sont pour l’instant confrontées à des prix et à des cadres règlementaires différents d'un pays à l’autre dans l'Union européenne, ce qui entrave l'accès à de nouveaux marchés.
Et ce qui entraîne aussi des difficultés financières. Les entreprises sont de moins en moins capables d'investir dans la mise à jour des réseaux à large bande.
« L'Europe est donc en train de prendre du retard dans la course mondiale à l'établissement de connexions en bande large fixes et rapides. Concrètement, les sociétés de télécommunications sont peu performantes, les autres entreprises perdent en compétitivité et les consommateurs, frustrés, ont un train de retard dans le domaine de l'Internet », peut-on lire dans un communiqué de la Commission.
Le secteur européen des télécommunications devrait enregistrer une baisse des recettes de 10 % entre 2006 et 2016. Aux États-Unis, le secteur devrait croître de 35 % et de 40 % dans la région Asie-Pacifique, pour la même période.
Les propositions de révision du marché unique des télécommunications seront publiées le 11 septembre. Elles comprennent plusieurs règles communes sur les prix du cuivre et la réglementation sur les fibres optiques. La situation sur le marché sera plus stable pour les entreprises européennes de télécommunications qui possèdent des lignes de cuivre et les louent à des petits acteurs.
Les tarifs d’accès à ces réseaux en cuivre varient sensiblement d’un pays à un autre (de 4 à 14 euros par mois par ligne et par client) d’après plusieurs méthodes de calcul différentes.
« Nous devons supprimer la réglementation du prix des réseaux à haut débit lorsqu’elle n’est pas justifiée et établir une réglementation du prix du cuivre stable et cohérente dans toute l’Union », a indiqué Neelie Kroes.