Neuf commissaires européens évaluent la situation en Chine [FR]

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso prendra la tête d'un groupe fort de neuf commissaires lors d'une visite en Chine les 23 et 24 mars. C'est la plus grande délégation de l'exécutif européen à se rendre sur un sol étranger pour une visite bilatérale.

barroso_green_pic_com.jpg
barroso_green_pic_com.jpg

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso prendra la tête d’un groupe fort de neuf commissaires lors d’une visite en Chine les 23 et 24 mars. C’est la plus grande délégation de l’exécutif européen à se rendre sur un sol étranger pour une visite bilatérale.

Officiellement, l’objectif principal de la visite est d’ouvrir le dialogue avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le gouvernement chinois qui se concentreront sur les défis du changement climatique et du développement durable. Une réunion avec le président  Hu Jintao est également prévue à l’ordre du jour. M. Barroso est accompagné des commissaires S. Dimas, A. Piebalgs, J. Poto?nik, B. Ferrero-Waldner, P. Mandelson, L. Michel, V. Špidla, M. Kuneva et L. Kovács.

Prête à devenir la plus grande économie au monde, la Chine est déjà le plus grand émetteur de gaz à effet de serre et la Commission compte amener Pékin à contribuer à la lutte contre le changement climatique en engageant le pays à respecter des objectifs internationaux contraignants de réduction des émissions (EURACTIV 04/12/07). 

Mais M. Barroso et son équipe sont également confrontés à la tâche difficile consistant à améliorer le climat général des relations entre l’UE et la Chine au moment où d’importants groupes de pression du Vieux Continent, notamment au sein du Parlement européen, appelle au boycott des Jeux Olympiques de cet été à Pékin – ou au moins, au boycott de la cérémonie d’ouverture. Suite à la répression chinoise des manifestants tibétains, le Parlement européen a également prévu d’inviter le leader spirituel du Tibet, le Dalaï Lama, à l’une de ses sessions plénières.

Les récentes manifestations au Tibet ont déjà marqué les cérémonies de la flamme olympique dans les pays occidentaux et ont provoqué la fureur des autorités chinoises. Des messages anonymes sur les téléphones mobiles ont mobilisé des manifestants chinois contre certaines entreprises occidentales présentes en Chine, comme le détaillant français Carrefour.

M. Barroso s’est néanmoins déclaré opposé au boycott des cérémonies d’ouverture, ce qui pourrait jouer en sa faveur avec ses homologues chinois. Il prévoit d’utiliser cet avantage pour parler des Jeux Olympiques et montrer la contradiction entre les plus grands festivals de jeunesse dans le monde et la répression et les violations des droits de l’homme.

M. Barroso et le Premier ministre Wen lanceront également un mécanisme économique et commercial de haut niveau UE-Chine. Proposé par les autorités chinoises et approuvé lors du sommet UE-Chine à Pékin en novembre 2007, ce mécanisme apportera un nouvel outil pour faire face aux problèmes auxquels sont confrontées les entreprises européennes qui tentent de s’établir en Chine, en particulier dans les domaines de l’investissement, de l’accès au marché et de la protection des droits de propriété intellectuelle.

A la veille de la visite des commissaires à Pékin, BusinessEurope a fait circuler une lettre énumérant certains des problèmes rencontrés par les entrepreneurs en Chine.