Neuf États de l’UE pressent Bruxelles de cesser tout commerce avec les colonies israéliennes

Neuf États de l’UE critiques à l’égard d’Israël appellent la Commission à mettre un terme au commerce avec les colonies israéliennes implantées dans les territoires palestiniens occupés.

EURACTIV.com
[Getty Images/Samir Abdalhade_Anadolu]

Neuf États membres de l’UE critiques à l’égard d’Israël appellent la Commission européenne à mettre un terme au commerce avec les colonies israéliennes implantées dans les territoires palestiniens occupés. Une initiative qui intervient à quelques jours d’un débat majeur sur d’éventuelles sanctions contre Tel-Aviv.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient discuter lundi 23 juin de la révision de l’accord d’association UE-Israël, menée par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas. Ils discuteront également de sanctions ciblées à l’encontre de ministres israéliens et de colons.

Une lettre adressée à Kaja Kallas, signée par neuf États membres de l’UE et datée de ce lundi 16 juin, ajoute désormais une option supplémentaire à celles déjà sur la table.

Les neuf pays — Belgique, Finlande, Irlande, Luxembourg, Pologne, Portugal, Slovénie, Espagne et Suède — ont exhorté l’exécutif européen à élaborer un plan visant à mettre fin au commerce avec les colonies israéliennes.

« Il s’agit de veiller à ce que les politiques de l’UE ne contribuent pas, directement ou indirectement, à la perpétuation d’une situation illégale », écrivent les neuf ministres dans la lettre consultée par Euractiv.

La Belgique, à l’origine de cette initiative, a déclaré que les pays européens devaient veiller à ce que leur politique commerciale respecte les dispositions du droit international et humanitaire.

L’UE reste le premier partenaire commercial d’Israël, avec 42,6 milliards d’euros d’échanges commerciaux l’année dernière. Toutefois, on ne sait pas encore quelle part de ce volume commercial concerne des produits provenant des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

La lettre ne précise pas de calendrier pour l’évaluation qui doit être réalisée par la Commission, seule responsable des politiques commerciales de l’Union.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]