Nicolas Hulot claque la porte en dénonçant le poids des lobbys

Le départ du ministre favori des Français est une critique cinglante de la politique environnementale du gouvernement français.  

EURACTIV.fr
Nicolas Hulot
Nicolas Hulot

Le départ du ministre favori des Français est une critique cinglante de la politique environnementale du gouvernement français.

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a annoncé mardi matin sur France Inter qu’il démissionnait de ses fonctions. Celui qui était la personnalité préférée des Français lors de son entrée au gouvernement en 2017 a déclaré qu’il ne voulait se résigner à une politique de « petits pas » sur l’environnement.

Défenseur du climat et de la cause environnementale, Nicolas Hulot a avalé énormément de couleuvres depuis son arrivée au gouvernement notamment sur les arbitrages entre les intérêts privés et l’environnement, comme le montre l’exemple de la raffinerie de Total fonctionnant à l’huile de palme par exemple. C’est ce qu’il a dénoncé avec force.

« Est ce que nous avons commencé à réduire l’utilisation des pesticides ? La réponse est non ! Est ce que nous avons commencé à enrayer l’érosion de la biodiversité ? La réponse est non ! »

 

 

Il a ensuite précisé qu’il ne l’avait pas annoncé au Premier ministre ou au chef d’État Emmanuel Macron, qui auraient tenté de l’en dissuader.

La veille, le ministre avait participé à une réunion à l’Élysée avec les représentants de la chasse, dont un lobbyiste sur le sujet. Les chasseurs tentaient d’allonger la liste déjà fournie des oiseaux qu’ils peuvent massacrer, soit 64 en France, contre 14 dans la majeure partie des autres pays européens, notamment en ajoutant le pinson et l’oie cendrée.

Il est aussi question de réduire le prix du permis de chasse de 400 à 200 euros par an. Un épisode qui a visiblement scellé la décision de l’ancien journaliste.