Nicolas Sarkozy favorable à l’idée d’un ministre des finances de la zone euro

Le président français, Nicolas Sarkozy, a jugée «intéressante » la proposition néerlandaise de confier à un commissaire européen la tâche de faire respecter la discipline budgétaire  au sein de la zone euro, a déclaré l’Elysée lundi (17 octobre).

EURACTIV.com / Reuters
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Le président français, Nicolas Sarkozy, a jugée «intéressante » la proposition néerlandaise de confier à un commissaire européen la tâche de faire respecter la discipline budgétaire  au sein de la zone euro, a déclaré l’Elysée lundi (17 octobre).

Le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a examiné cette proposition lors d'une réunion avec le président français au palais de l'Elysée, à six jours du sommet crucial de l'UE qui se déroulera à Bruxelles ce dimanche (23 octobre).

Les Pays-Bas souhaiteraient confier à un commissaire européen la responsabilité de faire respecter les mesures d'austérité pour les pays qui enfreignent les règles du pacte de stabilité et de croissance. Ce pacte prévoit de limiter la dette publique à 60 % et les déficits à 3 % du PIB.

La Grèce, dont le ratio d'endettement devrait bientôt s'élever à 162 % du PIB, est parvenue pendant des années fournir des statistiques falsifiées sur son niveau d'endettement. Cette affaire a exposé au grand jour de sérieuses lacunes dans la manière dont la discipline budgétaire était appliquée dans la zone euro.

« Nous trouvons que c'est une idée intéressante qui mérite d'être explorée », a fait savoir le président français.

Selon l'Elysée, cette proposition se rapproche des réflexions de la France sur la possibilité de spécialiser un membre du collège des commissaires européens dans les questions liées à la zone euro. « Nous considérons qu'il faut que le fonctionnement des institutions européennes, notamment de la Commission, s'adapte à la zone euro », a déclaré une source.

Cela n'implique pas nécessairement la création d'un nouveau poste, mais plutôt d'une nouvelle mission pour un commissaire actuel, a ajouté cette source française.

De son côté, Mark Rutte a déclaré à la presse que M. Sarkozy avait « porté un regard positif » sur la proposition néerlandaise, mais que l'étendue des pouvoirs de ce commissaire restait à déterminer.

Pour le premier ministre néerlandais, cette nouvelle fonction pourrait être introduite par les 17 pays de la zone euro sans qu'une modification des traités européens soit nécessaire. « Nous estimons que notre proposition d'un commissaire européen pourrait être adoptée par le biais d'un mécanisme de coopération renforcée », a-t-il affirmé en référence aux dispositions du traité qui autorisent un petit groupe de pays à avancer dans certains domaines politiques sans le consentement de la totalité des Etats membres.

Il espérait que cette proposition, ainsi que d'autres questions relatives à la crise dans la zone euro et à la situation en Grèce, ferait au moins l'objet d'un accord de principe lors du sommet européen de dimanche.

« Ce qu'il faut éviter, c'est que la situation grecque se répète », a-t-il avancé.