Nucléaire : la coopération entre la France et le Royaume-Uni progresse [FR]

Un sommet bilatéral de deux jours devrait se conclure aujourd’hui (27 mars) par la signature d’un nouvel accord grâce auquel la France aidera le Royaume-Uni afin d’aider à développer une nouvelle génération de centrales nucléaires.

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Un sommet bilatéral de deux jours devrait se conclure aujourd’hui (27 mars) par la signature d’un nouvel accord grâce auquel la France aidera le Royaume-Uni afin d’aider à développer une nouvelle génération de centrales nucléaires.

Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre Gordon Brown devraient signer l’accord jeudi à l’Emirates Stadium situé dans le nord de Londres, berceau de l’Arsenal football club.

A la veille de l’arrivée de M. Sarkozy, mardi dernier, le secrétaire d’Etat britannique aux Entreprises, John Hutton, a déclaré qu’il souhaitait que le Royaume-Uni devienne le premier pays au monde où les entreprises peuvent investir dans le nucléaire.

Selon lui, le regain actuel de l’énergie nucléaire au Royaume-Uni pourrait être la meilleure opportunité économique depuis l’exploitation des réserves de pétrole et de gaz de la mer du Nord.

EDF, le groupe public nucléaire français, a déclaré qu’il avait l’ambition de construire quatre nouvelles centrales nucléaires outre-manche pour remplacer les 23 centrales nucléaires vieillissantes qui produisent actuellement 20% de son électricité. Le nouveau réacteur serait le réacteur EPR de la troisième génération développé par le français Areva, un groupe partiellement public.

Cet accord permettrait au Royaume Uni de retrouver un savoir-faire dans l’ingénierie nucléaire qu’il a perdu suite à une suppression progressive prévue de l’énergie atomique. La fermeture des dernières centrales nucléaires britanniques est programmée d’ici 2035, laissant le Royaume-Uni face à un éventuel déficit énergétique.

A Bruxelles, la Commission européenne a récemment soutenu la technologie en déclarant qu’il était dans l’intérêt de l’Europe de remplir ses objectifs ambitieux visant à lutter contre le changement climatique et à réduire les émissions de CO2 d’un quart d’ici 2020. Selon une déclaration de la Commission en septembre de l’année dernière, suite à la présentation de sa nouvelle plateforme technologique pour l’énergie nucléaire durable (SNETP) (EURACTIV 24/09/07), la consommation énergétique mondiale risque de doubler entre 2000 et 2050 et l’énergie nucléaire restera l’élément principal des systèmes à faibles émissions de CO2 à l’avenir.

En octobre de l’année dernière, le président de la Commission José Manuel Barroso a déclaré (EURACTIV 3/10/07) que l’UE devrait avoir de francs échanges de points de vue sur la question du nucléaire. Il a ajouté que les Etats membres ne pouvaient pas éviter la question de l’énergie nucléaire.

Les groupes écologistes ont applaudi la proposition de la Commission d’ouvrir le débat nucléaire mais indiquent que la technologie n’est pas utile afin de réduire les émissions de CO2.