Olaf Scholz exhorte les dirigeants européens à approuver rapidement la nomination d’Ursula von der Leyen

Les dirigeants de l’UE ne peuvent pas se permettre d’attendre et doivent nommer la présidente sortante de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour un second mandat lors de ce sommet, a insisté le chancelier allemand Olaf Scholz.

Euractiv.com
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Le chancelier allemand Olaf Scholz arrive pour délivrer une déclaration gouvernementale au parlement allemand « Bundestag » à Berlin, Allemagne, 26 juin 2024. [EPA-EFE/CLEMENS BILAN]

Les dirigeants de l’UE ne peuvent pas se permettre d’attendre et doivent nommer la présidente sortante de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour un second mandat lors de ce sommet, a insisté le chancelier allemand Olaf Scholz mercredi (26 juin).

Les trois principales familles politiques européennes — le Parti populaire européen (PPE) de centre droit, les Socialistes et Démocrates européens (S&D) d’Olaf Scholz et le parti libéral Renew Europe — se sont accordées mardi (25 juin) sur leurs candidats préférés pour les postes exécutifs les plus importants de l’UE pour le prochain mandat politique.

« Il y a un consensus, qui est désormais connu […], à savoir qu’Antonio Costa devient le président du Conseil européen, qu’Ursula von der Leyen devient la présidente de la Commission et que Kaja Kallas devient la Haute représentante », a déclaré M. Scholz aux représentants du Parlement allemand avant son départ pour le sommet des chefs d’État et de gouvernement.

Le paquet de top jobs doit encore être formellement approuvé par les dirigeants de l’UE à la majorité qualifiée.

« Bien sûr, il ne s’agit au départ que de la position de trois familles de partis, mais elles disposent d’une majorité au parlement et de nombreux députés qui partagent ce point de vue et qui sont donc d’accord, tout comme ils le sont ici au sein du gouvernement allemand », a-t-il ajouté.

« J’espère donc vivement que le Conseil européen, qui se réunira demain, parviendra lui aussi à cet accord. Nous ne pouvons pas nous permettre une impasse en ces temps difficiles. »

Ses commentaires surviennent alors qu’il reste une incertitude quant à la position de Giorgia Meloni. La Première ministre italienne représente le troisième groupe le plus important, les Conservateurs et Réformistes européens (CRE) d’extrême droite, mais elle n’a pas été incluse dans les négociations.

Giorgia Meloni a fait savoir son mécontentement et a dit que le paquet de nominations devait refléter la position de l’Italie.

Les citoyens veulent un « travail rapide » de l’UE

M. Scholz a souligné dans son discours l’urgence d’agir face à une élection européenne qui a vu la montée des partis d’extrême droite à travers l’Europe, surtout en Allemagne, qu’il a qualifiée de « tournant ».

« Les citoyens ne s’attendent pas à une dispute sur les postes, mais plutôt à un travail rapide de la part des institutions européennes », a-t-il poursuivi.

« Les expériences constantes de crise ont ébranlé la confiance », a affirmé M. Scholz, ajoutant que la tâche des gouvernements était claire.

« Nous devons veiller à ce que la confiance renaisse en Allemagne et en Europe, ainsi que dans de nombreux pays du monde. »