Opposition Chypre-Turquie : rappel des faits
La division de Chypre est l’une des questions les plus difficiles dans les relations UE-Turquie. La future adhésion de la Turquie dépend de la résolution de ce différend.
La division de Chypre est l’une des questions les plus difficiles dans les relations UE-Turquie. La future adhésion de la Turquie dépend de la résolution de ce différend.
Malgré des efforts répétés sous l’égide de l’ONU pour amener les dirigeants des communautés grecques et turques de Chypre à s’entendre, l’île reste divisée depuis 1974.
En 1992, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan avait présenté un plan de réunification qui a suscité l’enthousiasme. Il suggérait une fédération des deux entités avec une présidence tournante.
En avril 2004, les Chypriote grecs ont rejeté le référendum sur le plan onusien connu sous le nom de Plan Annan, tandis que les Chypriotes turcs l’acceptaient. L’échec du référendum fut une déception pour l’UE, qui avait accepté de laisser Chypre rejoindre l’Union en partie avec l’espoir que cette initiative encouragerait une solution au problème chypriote. En mai 2004, la République de Chypre (partie grecque) est devenue un membre à part entière de l’UE.
Lors du sommet de décembre 2004, les dirigeants de l’UE ont convenu d’ouvrir les négociations d’adhésion à la Turquie à partir d’octobre 2005. L’une des conditions explicites était qu’Ankara étende son accord d’association de 1963 signé avec l’entité précédant l’UE, la Communauté économique européenne, aux dix nouveaux États membres de l’UE. Ce groupe incluait l’État chypriote grec, qui n’est pas reconnu par la Turquie.
En juillet 2005, la Turquie a signé un protocole étendant son union douanière aux dix nouveaux membres, mais Ankara a, dans le même temps, fait une déclaration affirmant que sa signature ne signifiait pas une reconnaissance de la République de Chypre. La Turquie a également refusé d’ouvrir ses ports et ses aéroports à Chypre, puisqu’elle prétend que l’UE ne commerce pas directement avec la partie nord non reconnue de l’île.
Jusqu’ici, seulement un chapitre d’adhésion (science et recherche) avec la Turquie a été provisoirement fermé. Onze autres ont été ouverts, mais huit restent bloqués à cause de l’absence de mise en œuvre par la Turquie du Protocole d’Ankara, selon lequel l’accès aux ports devrait être garanti aux bateaux de la République de Chypre.