Pedro Sánchez critique Donald Trump et les oligarques de la technologie
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’en est pris au président américain Donald Trump et à la « caste technologique », faisant clairement allusion à Elon Musk et Mark Zuckerberg, pendant que Santiago Abascal assistait à la cérémonie d’investiture à Washington.
MADRID — Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’en est pris au président américain Donald Trump et à la « caste technologique », faisant clairement allusion aux milliardaires Elon Musk et Mark Zuckerberg, pendant que Santiago Abascal de Vox assistait à la cérémonie d’investiture à Washington.
Pedro Sánchez s’en est pris à Donald Trump et à deux des milliardaires qui l’ont ouvertement soutenu, sans les nommer spécifiquement. Il les a accusé d’utiliser leur pouvoir « omnipotent » sur les réseaux sociaux pour contrôler le débat public et l’action gouvernementale dans tout l’Occident.
Il a appelé l’Europe à s’opposer à la menace qu’ils représentent et à défendre la démocratie.
Dans son discours, le chef du gouvernement espagnol et dirigeant du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a également souligné que l’intelligence artificielle (IA) ne pourra changer le monde que si elle est correctement gérée et respecte les lois et les droits des citoyens.
De l’autre côté du spectre politique, José Antonio Fúster, porte-parole du parti d’extrême droite Vox (Patriotes pour l’Europe) — troisième force au Parlement espagnol —, a affirmé que le second mandat de Donald Trump servirait de « levier » pour « rendre à l’Espagne sa grandeur » (Make Spain Great Again).
Santiago Abascal, président de Vox et du parti des Patriotes pour l’Europe, était l’un des nombreux invités à la cérémonie d’investiture de Donald Trump, aux côtés de la Première ministre italienne Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia, Conservateurs et Réformistes européens), qui veut se positionner comme l’interlocutrice de l’Union européenne (UE) auprès du dirigeant américain.
Le président de Vox, accompagné d’une délégation des Patriotes pour l’Europe, se trouve à Washington depuis vendredi, où il a tenu une série de réunions et de rencontres dans le but de faire avancer l’agenda patriotique et conservateur, a expliqué José Antonio Fúster.
La formation d’extrême droite dispose de 33 sièges au parlement espagnol et gouverne plusieurs régions espagnoles en coalition avec le principal parti d’opposition, le Partido Popular (Parti populaire européen).
[AM]