Plan de relance bulgare : la Commission européenne perd patience
La Commission, de plus en plus impatiente face au retard accusé par la Bulgarie dans l’adoption des réformes nécessaires à la poursuite des paiements européens au titre de son plan national de relance, a exprimé son mécontentement par la voix du commissaire à l’Économie lundi 7 octobre.
La Commission européenne, de plus en plus impatiente face au retard accusé par la Bulgarie dans l’adoption des réformes nécessaires à la poursuite des paiements européens au titre de son plan national de relance et de résilience, a exprimé son mécontentement par la voix du commissaire à l’Économie, Paolo Gentiloni, lors d’une rencontre avec la ministre bulgare des Finances, Lyudmila Petkova, lundi 7 octobre.
« La Bulgarie ne peut plus reporter la prise d’une décision politique sur les amendements à son plan de relance et de résilience », a averti Paolo Gentiloni en s’adressant à la vice-Première ministre et ministre des Finances bulgare Lyudmila Petkova, qu’il rencontrait avant une réunion de l’Eurogroupe.
Lyudmila Petkova a assuré au commissaire européen que le gouvernement intérimaire agirait rapidement pour discuter et faire approuver par l’assemblée nationale les modifications proposées au plan de relance.
La semaine dernière, la ministre des Finances a demandé au parlement bulgare de donner au gouvernement intérimaire un mandat pour négocier avec la Commission européenne le plan de relance et de résilience afin que le pays ne se voit pas privé de plusieurs milliards d’euros.
Cependant, le parlement n’a pas donné suite à sa demande.
Pour rappel, la Bulgarie n’a reçu qu’une première tranche de 1,3 milliard d’euros de fonds européens pour la relance post-Covid en 2022. La deuxième tranche de fonds de 635 millions d’euros, demandée par le pays en octobre 2023, reste toujours bloquée car Sofia n’a pas respecté ses engagements en matière de réforme. Au total, le pays devait recevoir 4,7 milliards d’euros de Bruxelles.
Pour éviter de perdre une partie de cette somme, la Bulgarie doit mettre en œuvre plusieurs réformes clés, notamment sa feuille de route sur la neutralité climatique, qui a été bloquée il y a dix jours par les partis populistes et pro-russes du parlement bulgare, qui prônent le maintien de la génération d’énergie grâce au charbon.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]