Un sondage confirme la crise du système politique grec et le désintérêt du peuple

Un nouveau sondage diffusé jeudi soir (4 juillet) a révélé que le taux d’abstention record lors des récentes élections européennes n’était pas une coïncidence. Les citoyens grecs se sentent de plus en plus déçus ou désintéressés par le système politique du pays méditerranéen.

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Un nouveau sondage diffusé jeudi soir (4 juillet) a révélé que le taux d’abstention record lors des récentes élections européennes n’était pas une coïncidence. Les citoyens grecs se sentent de plus en plus déçus ou désintéressés par le système politique du pays méditerranéen.

Le sondage publié par Greek Mega TV montre que l’abstention de 59,5 % aux élections européennes était en soi un choix politique.

Lors des élections européennes de 2019 et de 2014, le taux d’abstention était respectivement de 41,3 % et de 40,67 %.

Selon le nouveau sondage, quelque 42 % des personnes interrogées ont déclaré s’être abstenues en signe de protestation contre le système politique, tandis que 47 % ont reconnu être indifférentes à la politique.

De plus, près de sept personnes sur dix ont évalué négativement le gouvernement de centre-droit de la Nouvelle Démocratie (PPE), tandis que le principal parti d’opposition, Syriza (Gauche de l’UE), l’a été par huit personnes sur dix.

Pour ne pas arranger la situation, l’aggression de l’ancien ministre de centre-droit Lefteris Avgenakis contre un employé d’aéroport, qui a conduit à son expulsion, a renforcé la frustration des citoyens à l’égard des hommes politiques grecs.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis reste l’homme politique le plus « apte » à diriger le pays d’après le sondage de Greek Mega TV. Il recueille un score de 33 % soit presque le même nombre de personnes ayant voté pour « personne » en réponse à cette question.

En ce qui concerne l’estimation des votes, le parti de centre-droit au pouvoir continue de perdre des voix, mais l’opposition ne peut pas en profiter.

La Nouvelle Démocratie a obtenu 30,4 %, suivie par Syriza avec 13,8 % et le Pasok socialiste avec 12,9 %.

Un débat est en cours à Athènes entre plusieurs partis progressistes de gauche afin d’unir leurs forces et de renverser les conservateurs du pouvoir.

Toutefois, la question de savoir qui dirigera le nouveau front uni reste sans réponse car des différends de longue date subsistent entre eux.

L’ancien leader de Syriza et premier ministre Alexis Tsipras a récemment multiplié les appels à un front uni contre les conservateurs.

(Sarantis Michalopoulos – Édité par Alice Taylor)