Post-élections, l’extrême-droite suédoise souhaite toujours faire partie du gouvernement
Les dirigeants des partis politiques suédois ont rencontré le président du parlement en tête-à-tête ce lundi (19 septembre) et, bien que le détail de ces conversations soit resté privé, les Démocrates de Suède (extrême droite), ont réitéré leur volonté de faire partie d’un gouvernement.
Les dirigeants des partis politiques suédois ont rencontré le président du parlement en tête-à-tête ce lundi (19 septembre) et, bien que le détail de ces conversations soit resté privé, les Démocrates de Suède (SD), parti d’extrême droite, ont réitéré leur volonté de faire partie d’un gouvernement.
Dans le cadre des pourparlers de coalition entre les partis de droite vainqueurs des élections, Andreas Norlén, le président du Parlement suédois, a rencontré tous les chefs de parti, à l’exception de l’ex-Première ministre sociale-démocrate Magdalena Andersson, qu’il a rencontrée lors de sa démission jeudi dernier (15 septembre).
L’objectif de ces discussions avec les chefs de partis est de savoir qui ces derniers souhaiteraient voir devenir Premier ministre et à quoi pourrait ressembler le nouveau gouvernement.
Le leader conservateur des Modérés et certainement le prochain Premier ministre du pays, Ulf Kristersson, a fait sa première déclaration depuis la soirée électorale. « J’ai dit au président du Parlement que les négociations se déroulent bien et sont complètes », a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’il a informé le président du Riksdag qu’il faudra du temps avant que tout soit prêt.
« Rien n’est clair tant que tout n’est pas clair. Je ne ferai aucun commentaire sur un élément individuel des négociations. Je respecte également le fait que cela prendra du temps », a-t-il déclaré.
M. Kristersson a également annoncé qu’il avait discuté avec le bras droit de Mme Andersson, le secrétaire d’État Oscar Stenström, et lui avait demandé de rester le principal négociateur sur la question de l’OTAN, même en cas de changement de gouvernement.
Le leader du parti SD d’extrême droite, Jimmie Åkesson, a également gardé confidentiel le contenu de sa discussion. Il a toutefois déclaré que sa position de base reste que la meilleure chose pour la Suède serait un gouvernement majoritaire dans lequel son parti serait inclus, ce à quoi tous les partis de droite s’opposent par principe.
Depuis la publication des résultats des élections mercredi dernier (14 septembre), les Démocrates suédois d’extrême droite sont officiellement le deuxième parti de Suède avec 20,5 %, juste derrière les Sociaux-démocrates (30,3 %), et ils sont le premier parti de droite du pays.
Selon Radio Ekot, la Suède pourrait avoir un nouveau Premier ministre d’ici le 30 septembre, car le Riksdag, le parlement suédois, ne désignera le président de la prochaine législature que la semaine prochaine. Il présentera ensuite la proposition d’un nouveau Premier ministre au Riksdag.
Qu’il y ait un nouveau président au Parlement ou qu’Andreas Norlén reste à son poste, un nouveau cycle de discussions avec les chefs de parti aura lieu après l’élection du président.
Cela signifie que la première date possible pour un vote du Premier ministre est le 29 septembre, avec une éventuelle déclaration de gouvernement et une réunion du cabinet au Palais de Stockholm le jour suivant.