Pour sauver Florange, le gouvernement regarde vers l’Europe
Le projet européen Ulcos reste l’une des principales pistes évoquées par le gouvernement, qui a par ailleurs lancé une étude sur l’état de la sidérurgie dans l’UE.
Le projet européen Ulcos reste l’une des principales pistes évoquées par le gouvernement, qui a par ailleurs lancé une étude sur l’état de la sidérurgie dans l’UE.
Le sort des 550 salariés concernés par la mise à l’arrêt de deux hauts fourneaux sur le site industriel d’ArcelorMittal, à Florange, dépend en grande partie de décisions d’envergure européenne.
Déjà à l’agenda du précédent gouvernement, le lancement d’un projet de captage de CO2 co-financé par l’UE reste l’option soutenue par François Hollande, en visite à Florange le 4 juin. Quand le président alors candidat s’est rendu à Bruxelles, fin novembre 2011, les représentants syndicaux d’ArcelorMittal étaient d’ailleurs présents pour exposer leurs préoccupations.
Une « mission d’expertise indépendante » vient à présent d’être lancée pour réaliser une « analyse du marché et de la production de l’acier en France et en Europe » et évaluer les projets industriels, comme Ulcos, pouvant garantir un avenir au site de Florange, a annoncé Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, dans un communiqué du 4 juin.
600 millions d’euros
La tâche incombe à Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies, qui devra rendre sa copie le 31 juillet. L’initiative Ulcos, portée par la Commission et un groupement d’industriels européens, pourrait donner une seconde vie au site en réduisant de moitié les rejets de CO2 émis par l’aciérie. A condition que celle-ci soit toujours en activité…
Un financement de 600 millions d’euros est nécessaire. Cet argent pourrait provenir d’un appel d’offre émis par la Commission européenne et auquel la France a répondu, mais Bruxelles ne cesse de reporter sa décision. Prévue en juin, puis septembre, elle devrait finalement être prise en novembre.