Prague accueillera Obama en avril [FR]
Le président américain, Barack Obama, rencontrera les dirigeants européens lors d’un sommet qui aura lieu le 5 avril à Prague, a déclaré dimanche (1er mars) le Premier ministre tchèque, Mirek Topolánek.
Le président américain, Barack Obama, rencontrera les dirigeants européens lors d’un sommet qui aura lieu le 5 avril à Prague, a déclaré dimanche (1er mars) le Premier ministre tchèque, Mirek Topolánek.
Au sortir du sommet qu’il a présidé hier à Bruxelles, M. Topolánek a annoncé aux journalistes qu’il avait informé les leaders européens du fait que « M. Obama a accepté l’invitation à Prague au début d’avril ».
Il a précisé qu’il s’agira du 5 avril. Il a expliqué qu’auront lieu d’une part une réunion des chefs d’Etat et de gouvernement, et d’autre part la visite de M. Obama.
Les Tchèques ont exercé une forte pression pour obtenir de M. Obama qu’il s’arrête à Prague lors de son voyage en Europe. Au cours de sa visite européenne, le président américain se rendra au sommet du G20, à Londres, le 2 avril, ainsi qu’à un sommet de l’OTAN tenu conjointement par les villes voisines de Strasbourg, en France, et de Kehl, en Allemagne, le 3 avril.
M. Obama a d’ores et déjà rencontré les dirigeants mexicain, japonais et canadien, mais il a été moins prompt à rencontrer les chefs d’Etats européens depuis son entrée en fonction en janvier.
Mardi, au cours d’une visite à Washington, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, deviendra le premier leader européen à rencontrer M. Obama.
Quant au président russe, Dmitri Medvedev, il a déclaré dimanche qu’il espérait discuter du plan américain de déploiement d’un système de bouclier antimissile en Europe centrale lors du sommet du G20 à Londres.
Dans un entretien à la presse espagnole, M. Medvedev a déclaré qu’il espérait que la nouvelle administration américaine fera preuve d’une approche plus créative que celle de la précédente administration.
M. Medvedev a indiqué que l’idée américaine de déployer des éléments d’un bouclier antimissile en Europe n’était pas d’actualité et ne faisait que susciter un sentiment de déception, dans la mesure où elle vise, si ce n’est directement, du moins indirectement, la Russie.
Bien sûr, il est évident pour tous que la Russie n’apprécie pas ce projet, a déclaré M. Medvedev. Personne ne nie l’existence de diverses menaces, y compris celles qui pourraient être accompagnées d’actes de terrorisme nucléaire ou celles provenant de pays aux régimes instables, a-t-il ajouté, soulignant qu’il fallait répondre conjointement à ces menaces au lieu de s’isoler mutuellement du processus, a déclaré M. Medvedev.
Washington a approuvé avec Varsovie et Prague les projets visant à déployer dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République tchèque d’ici à 2013. Les Etats-Unis ont indiqué que les moyens de défense étaient nécessaires pour prévenir d’éventuelles attaques « d’Etats voyous », tels que l’Iran.
(EURACTIV avec des agences).