Prix Sakharov : Mahsa Amini et les femmes iraniennes parmi les candidats

Les femmes iraniennes luttant pour leur liberté et l’activiste Mahsa Amini ont été nominées par les trois plus grands groupes politiques du Parlement européen pour le prix Sakharov 2023 de l’UE.

Euractiv.com
Freedom rally for Iranian Women in Switzerland
Plus précisément, le Parti populaire européen (PPE) a proposé « Mahsa Amini et les femmes iraniennes », tandis que le Parti socialiste européen (Socialistes et Démocrates/S&D) et Renew Europe ont proposé « Mahsa Amini et le mouvement Femme, Vie, Liberté ». [EPA-EFE/ANTHONY ANEX]

Les femmes iraniennes luttant pour leur liberté et l’activiste iranienne d’origine kurde Mahsa Amini, morte en trois jours après avoir été arrêtée par la police des mœurs, ont été nominées par les trois plus grands groupes politiques du Parlement européen pour le prix Sakharov 2023 de l’UE.

Créé en 1988, le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit est décerné à des individus et à des organisations défendant les droits humains et les libertés fondamentales dans le monde.

Le prix est ainsi nommé en l’honneur du physicien soviétique et dissident politique Andreï Sakharov.

Les premiers lauréats ont été le militant antiapartheid et ancien président sud-africain Nelson Mandela et l’auteur soviétique et dissident Anatoli Marchenko.

L’année dernière, le prix a été décerné au peuple ukrainien.

Le Parti populaire européen (PPE) a proposé « Mahsa Amini et les femmes iraniennes », tandis que les Socialistes et Démocrates (S&D) et Renew Europe ont proposé « Mahsa Amini et le mouvement Femme, Vie, Liberté ».

Pour rappel, la militante Mahsa Amini a été arrêtée par la police iranienne des mœurs en septembre 2022 pour avoir refusé de porter le hijab. Trois jours après son arrestation, elle est décédée, et depuis lors, la population iranienne mène des actions de protestation contre l’oppression des femmes par le gouvernement.

Les autres candidats au prix Sakharov sont les « militants afghans de l’éducation » Marzia Amiri, Parasto Hakim, et Matiullah Wesa, désignés par 59 députés européens, le « peuple pro-européen de Géorgie et Nino Lomjaria, ancien défenseur public de Géorgie », désignés par les Conservateurs et Réformistes européens (CRE), Elon Musk, désigné par le groupe Identité et Démocratie (ID), la militante pour le climat en Ouganda Vanessa Nakate, choisie par les Verts/ALE, Vilma Núñez de Escorcia et Monseigneur Rolando José Álvarez Lagos du Nicaragua, désignés par 43 députés, et les « femmes qui luttent pour un avortement libre, sûr et légal », plus précisément Justyna Wydrzyńska (Pologne), Morena Herrera (Salvador), et Colleen McNichols (États-Unis), désignées par le groupe de La Gauche.

Pour qu’une candidature soit valide, il faut qu’elle soit soutenue par au moins 40 députés européens, tandis que les États membres ne peuvent soutenir qu’un seul candidat.

En octobre, les députés européens voteront pour les trois finalistes, qui seront tous invités à assister à la cérémonie finale qui se tiendra lors de la session plénière de décembre à Strasbourg.

Les chefs des groupes politiques du Parlement et la présidente de l’hémicycle, Roberta Metsola, désigneront le lauréat le 19 octobre.

[Édité Anne-Sophie Gayet]