Ratko Mladic se cache toujours à l'issue de l'ultimatum de l'UE [FR]

Le temps accordé par la Commission à la Serbie afin que cette dernière livre à la Haye le Général Ratko Mladic, suspect de crimes de guerre, a expiré le 30 avril 2006. Ratko Mladic étant toujours en fuite, les négociations avec la Serbie devraient être interrompues le 3 mai 2006.

Le temps accordé par la Commission à la Serbie afin que cette dernière livre à la Haye le Général Ratko Mladic, suspect de crimes de guerre, a expiré le 30 avril 2006. Ratko Mladic étant toujours en fuite, les négociations avec la Serbie devraient être interrompues le 3 mai 2006.

Le général Mladic est accusé du meurtre de 8 000 musulmans à Srebrenica, ainsi que de génocide lors du siège de trois ans et demi de la ville de Sarajevo, qui a entraîné la mort de  plus de 10 000 personnes. L’UE a fait de la reddition de R. Mladic au tribunal pénal international de La Haye un préalable aux négociations sur une association plus étroite avec la Serbie-Monténégro.

Dans une contribution au journal Politika de Belgrade, le commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, a écrit : « Si le problème n’est pas résolu avant mercredi [3 mai 2006], la Commission devra annuler le prochain cycle de négociations prévu le 11 mai 2006. » Avant toute décision, Olli Rehn souhaite désormais s’entretenir avec Carla del Ponte, procureur du TPIY, qui a soutenu à plusieurs reprises que le général Mladic se cachait sous la protection d’une partie de l’armée serbe. Le 11 mai 2006, son porteparole Anton Nikiforov, a déclaré que la procureure ne commenterait le sujet qu’à l’issue de sa réunion avec Olli Rehn le 3 mai 2006.

Plusieurs des personnes supposées avoir aidé R. Mladic ont été arrêtées début 2006, et dix jours avant l’expiration de l’ultimatum de l’UE, des rapports ont indiqué que R. Mladic était sur le point d’être arrêté. Cependant, selon un autre article paru dans Politika, les autorités serbes éprouvent de réelles difficultés à localiser le général et une arrestation rapide semble peu probable dans l’immédiat. Selon ce même article, les autorités serbes prévoient une suspension des négociations avec l’UE pendant un mois.

Ralentir les négociations de partenariat avec l’UE renforcerait la cause du président monténégrin Milo Djukanovic, qui organise un référendum le 21 mai 2006 et tente ainsi d’obtenir du soutien en faveur de l’indépendance de la plus petite des deux Républiques restantes de l’ex-Yougoslavie.