Réforme de la politique agricole commune : Dublin vise un accord en octobre

Le ministre irlandais de l'Agriculture souhaite davantage de souplesse sur les fonds de la PAC face à la sécheresse

EURACTIV.com
Martin Heydon, ministre irlandais de l'Agriculture [Brian Lawless/PA Images via Getty Images]

DUBLIN – Le ministre irlandais de l’Agriculture, Martin Heydon, s’est dit lundi convaincu que le Conseil est en bonne voie pour parvenir à un accord partiel sur la future politique agricole commune (PAC) d’ici la fin du mois d’octobre. 

L’Irlande, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE, s’est fixé comme l’une de ses priorités de parvenir à un accord politique sur les éléments clés de la future PAC, tout en mettant de côté les dispositions relatives au financement.

S’adressant aux journalistes en marge du Conseil informel Agriculture et Pêche à Dublin, Heydon a affirmé que cet objectif reste d’actualité.

« Nous cherchons à réaliser des progrès significatifs dans les négociations budgétaires », a-t-il déclaré.

« Je souhaite que notre position au sein du Conseil fasse l’objet d’un large consensus sur les principaux indicateurs » afin d’être prêts à entamer les négociations avec le Parlement et la Commission « lorsque le CFP [cadre financier pluriannuel] sera conclu », a-t-il ajouté.

Appel à la flexibilité

Heydon a également évoqué l’impact de la sécheresse de cet été sur les agriculteurs de l’UE, le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, devant faire le point sur la situation auprès des ministres mardi.

Il a souligné l’ampleur de la crise en citant la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, qui, selon lui, lui avait récemment écrit pour lui demander si l’Irlande pouvait fournir du fourrage. L’Irlande ne disposait toutefois pas des capacités disponibles pour le faire, a-t-il précisé.

Le ministre irlandais a également appelé à une plus grande flexibilité pour les pays de l’UE dans la manière dont ils peuvent utiliser les fonds de la PAC pour faire face aux crises. « Nous avons, de notre côté en Irlande, certaines demandes spécifiques que j’ai apportées avec moi et qui, je pense, contribueraient à débloquer la situation », a-t-il déclaré, faisant référence aux discussions prévues mardi.

« Ces flexibilités peuvent vraiment faire la différence », a-t-il ajouté.

En juin, la Commission a proposé d’assouplir les règles de la PAC pour les pays de l’UE afin d’aider les agriculteurs à faire face aux conséquences de la crise des engrais.

(adm, aw)