Réfugiés afghans : réunion de ministres de l’Intérieur de l’UE mardi
L’Union européenne, qui redoute un afflux migratoire en provenance d’Afghanistan, réunira mardi (31 août) les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept.
L’Union européenne, qui redoute un afflux migratoire en provenance d’Afghanistan, réunira mardi (31 août) les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept, tandis que les promesses d’engagement des États membres pour accueillir des réfugiés afghans sont attendues pour la mi-septembre.
La Slovénie, qui occupe la présidence tournante de l’UE, a annoncé jeudi (26 août) la convocation de cette réunion qui aura lieu en présentiel pour examiner la situation à la suite de la prise de pouvoir des talibans et du retrait des troupes américaines d’Afghanistan à la date-butoir du 31 août.
« Nous ne répéterons pas l’erreur stratégique de (la crise migratoire) de 2015 », a souligné dimanche le Premier ministre slovène Janez Janša.
L’accueil des réfugiés est une question qui divise les Vingt-Sept.
La Commission européenne a rappelé jeudi que les États membres avaient jusqu’à la mi-septembre « pour présenter leurs engagements (…) », un délai qui doit leur promettre d’annoncer « des promesses spécifiques pour des quotas » d’accueil de réfugiés afghans, a expliqué son porte-parole au cours d’un point presse.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, « a dit très clairement que nous appelons les pays ayant pris part à la mission de l’OTAN (en Afghanistan) à offrir des possibilités d’installation au personnel évacué », a-t-il poursuivi.
Des Afghans ayant travaillé pour l’UE et leurs familles ont pu être évacués par les forces militaires de plusieurs États européens, soit plus de 400 personnes, et « sont actuellement en cours de transfert vers les États membres qui leur ont offert des places », a précisé un autre porte-parole.
« Nous sommes en contact permanent avec les États pour nous assurer que tous pourront être accueillis, c’est une procédure très intense », a-t-il ajouté.
La Commission n’a cependant pas précisé le nombre des personnes éligibles à une évacuation, mais restées à Kaboul où elles pourraient être durablement bloquées en raison de l’arrêt des opérations d’évacuation.
Le porte-parole a rappelé attendre des États membres ou autres pays ayant participé à la mission de l’OTAN qu’ils remplissent leur « devoir de prendre soin » de ces personnes vulnérables, notamment les femmes, jeunes filles, militants et journalistes. « C’est pourquoi nous appelons les États à leur offrir des voies légales d’accès à l’Europe », a-t-il insisté.
La Commission avait également annoncé en fin de semaine dernière avoir porté de 57 millions d’euros à 200 millions d’euros pour 2021 l’aide humanitaire de l’UE à l’Afghanistan et aux pays voisins confrontés à un afflux de réfugiés.