Rehn : la Turquie est déjà un "partenaire privilégié" de l'UE [FR]

Alors que l'option d'un "partenariat privilégié" entre l'UE et la Turquie semble rallier de plus en plus de partisans au sein de l'Union, Ankara est sur le point de remplir la dernière condition fixée par Bruxelles en vue de l'ouverture des négociations d'adhésion.

Alors que l’option d’un « partenariat privilégié » entre l’UE et la Turquie semble rallier de plus en plus de partisans au sein de l’Union, Ankara est sur le point de remplir la dernière condition fixée par Bruxelles en vue de l’ouverture des négociations d’adhésion.

Les partisans d’une telle solution, prompts à en vanter les mérites, n’en ont pourtant pas encore donné de définition précise. Il s’agirait apparemment d’une forme d’adhésion « light », à mi-chemin entre simple union douanière et appartenance de plein droit à l’Union.

Edmund Stoiber, président de la CSU (la branche bavaroise de la CDU, le parti chrétien-démocrate allemand), a déclaré que « les libertés fondamentales existant en Europe – libre circulation des marchandises, des personnes et des capitaux, libre prestation de services – devraient être étendues à la Turquie, [laquelle] devrait aussi être pleinement intégrée à la politique étrangère et de sécurité commune. » Dans le même temps, Stoiber a affirmé qu’il ferait « tout ce qui est légalement en son pouvoir » pour garantir que la Turquie n’entre jamais dans l’Union. La position de M. Stoiber est rigoureusement identique à celle de la dirigeante de la CDU, Angela Merkel.   

Les élections législatives anticipées prévues en Allemagne au mois de septembre prochain pourraient entraîner le retour au pouvoir de la coalition CDU-CSU. Même si l’UE souligne que les développements intervenus sur la scène politique allemande n’auront aucun impact sur le sort de la candidature turque, l’arrivée aux affaires d’un gouvernement chrétien-démocrate ne serait certainement pas sans conséquences.