Renault suspend ses activités en Russie
Le groupe automobile français Renault a annoncé interrompre son activité industrielle en Russie, face aux pressions croissantes, notamment après l’intervention du président ukrainien Volodymyr Zelensky devant le Parlement français.
Le groupe automobile français Renault a annoncé interrompre son activité industrielle en Russie, face aux pressions croissantes, notamment après l’intervention du président ukrainien Volodymyr Zelensky devant le Parlement français.
Le Conseil d’administration de Renault s’est réuni mercredi (23 mars), après que le président ukrainien avait reproché à Renault et à d’autres entreprises françaises d’être des « sponsors de la guerre », pendant son allocution devant le Parlement français. « Les valeurs valent mieux que les bénéfices », avait-il asséné.
Après le Conseil d’administration, le groupe Renault a indiqué suspendre la production dans son usine de Moscou, où certains SUV de la compagnie sont fabriqués, par voie de communiqué de presse diffusé mercredi dans la nuit. L’activité y avait repris dans les derniers jours après une suspension due à un manque d’approvisionnement en pièces nécessaires pour l’assemblage des véhicules.
Il est aussi précisé que le groupe « évalue les options disponibles » pour ce qui concerne le futur de sa participation dans la société AvtoVAZ, constructeur automobile russe dont Renault est actionnaire majoritaire, et rappelle son but d’ « agir de manière responsable envers ses 45 000 employés en Russie ».
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba, qui dans la journée avait appelé au boycott de l’entreprise, a finalement salué l’ « action responsable » du groupe français, après la diffusion du communiqué de presse.
Pour rappel, l’État français détient 15 % des parts de Renault. À l’issue du sommet OTAN de jeudi (24 mars), le président français Emmanuel Macron a déclaré que « la France laisse libres les entreprises [françaises] de décider pour elles-mêmes » quant à leur activité sur le sol russe.