République tchèque : les candidats à la présidence sont unanimes sur l’appartenance à l’UE et à l’OTAN
Les candidats qui ont confirmé leur participation à la course à la présidence s’accordent à dire que la République tchèque doit rester membre de l’UE et de l’OTAN et approfondir ses relations avec les États-Unis.
Les candidats qui ont confirmé leur participation à la course à la présidence s’accordent à dire que la République tchèque doit rester membre de l’UE et de l’OTAN et approfondir ses relations avec les États-Unis. C’est ce qu’il ressort d’un sondage réalisé par l’agence de presse nationale tchèque.
En République tchèque, la course pour désigner le successeur de l’actuel président, Miloš Zeman, a commencé et les élections sont prévues en janvier.
Pour le général Petr Pavel, ancien président du Comité militaire de l’OTAN et candidat à la présidence, la République tchèque doit absolument faire partie de la communauté des pays démocratiques et de leurs institutions, notamment de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), car cela lui apporte sécurité et stabilité.
« Nous n’avons pas de meilleure alternative. Grâce à notre appartenance à ces institutions, nous avons un siège à la table des négociations et, avec cela, une influence sur les orientations que prend l’Europe », a-t-il noté.
Il a ajouté qu’il est dans l’intérêt de la République tchèque d’entretenir les meilleures relations possibles avec les États-Unis, qu’il considère comme le pays le plus influent du monde démocratique. Selon lui, cela peut se faire en respectant les engagements pris et en adoptant une approche active de la sécurité collective au sein de l’OTAN.
La candidate Danuše Nerudová, ancienne rectrice de l’Université Mendel de Brno, est également favorable au maintien de l’adhésion à l’OTAN et à l’UE.
« La République tchèque devrait être un partenaire fiable et prévisible qui respecte ses engagements et n’aura pas peur de défendre activement nos intérêts nationaux auprès des autres pays et de contribuer au développement des partenariats européens et internationaux », a-t-elle écrit.
« La République tchèque doit être fière et sûre, ce pour quoi elle doit entretenir d’excellentes relations avec les États-Unis et d’autres partenaires étrangers », a-t-elle continué.
Josef Středula, président de l’union syndicale Kovo et également candidat à la présidence, explique quant à lui : « Ma vision de la République tchèque est un pays sûr, membre de l’UE et de l’OTAN, avec une économie en croissance constante, un niveau élevé de numérisation, une politique sociale et de santé fonctionnelle, y compris une réforme des retraites, et l’égalité des chances en matière d’emploi ».
Il estime que les relations avec Washington devraient être approfondies sur le plan politique et économique.
Ces trois candidats figurent parmi ceux qui ont le plus de chances de passer au second tour des élections.
L’ancien Premier ministre Andrej Babiš, autre candidat potentiel, a jusqu’à présent hésité à confirmer sa candidature — probablement en raison de ses faibles chances de succès si l’on en croit les résultats des sondages.