Roumanie : la justice rejette la demande d’annulation de la présidentielle de George Simion

La Cour constitutionnelle roumaine a rejeté à l’unanimité, jeudi 22 mai, le recours déposé par le leader d’extrême George Simion, battu au second tour de la présidentielle, qui contestait les résultats de l’élection.

EURACTIV.com
George Simion, Far-Right Romanian Presidential Candidate, Takes Questions From Business Community
George Simion avait demandé l'annulation du scrutin, accusant la France et la République de Moldavie d’ingérence et pointant du doigt des fraudes. [Getty Images/Andrei Pungovschi]

La Cour constitutionnelle de Roumanie a rejeté à l’unanimité, jeudi 22 mai, le recours déposé par George Simion, leader du parti d’extrême droite Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) battu au second tour de la présidentielle, qui contestait les résultats de l’élection.

George Simion avait demandé l’annulation du scrutin, accusant la France et la République de Moldavie d’ingérence et pointant du doigt des fraudes.

Mais la Cour a finalement rejeté son recours et a également validé le résultat du scrutin du dimanche 18 mai, remporté par le maire centriste de Bucarest Nicușor Dan. La décision est définitive et ne peut faire l’objet d’aucun recours.

« La Cour constitutionnelle a poursuivi le coup d’État ! Tout ce que nous pouvons faire maintenant, c’est nous battre ! Je vous invite à vous joindre à moi aujourd’hui et dans les semaines à venir », a écrit le leader d’extrême droite sur Facebook dans la foulée. Il a également appelé les citoyens à rejoindre son parti.

« De nouvelles élections pourraient avoir lieu très bientôt, et nous devons être bien mieux préparés », a-t-il ajouté, faisant allusion au fait que la formation d’un gouvernement stable reste incertaine, ce qui pourrait précipiter un nouveau scrutin.

George Simion était en déplacement en Pologne, où il a affiché son soutien au candidat conservateur, Karol Nawrocki, soutenu par le parti Droit et Justice (PiS), pour le second tour de l’élection présidentielle polonaise qui aura lieu le 1er juin.

Nicușor Dan a quant à lui exprimé sa gratitude au peuple roumain, saluant le taux de participation élevé au second tour de dimanche, qui, selon ses propres termes, lui offre « une légitimité » en tant que président.

« Nous ouvrons un nouveau chapitre de l’histoire récente de la Roumanie », a déclaré Nicușor Dan. « Je tiens à assurer à tous les citoyens roumains que je comprends pleinement les responsabilités qui m’ont été confiées. »

Il a averti qu’il y aurait « de nombreux défis » à relever, mais a exprimé l’espoir que la société roumaine exercerait « une pression en faveur d’un changement positif ».

Le président nouvellement élu a également présenté ses priorités : « renforcer les institutions de l’État », « favoriser la prospérité économique » et « soutenir le monde des affaires ». Il s’est en outre engagé à être « le garant des libertés civiles ».

Il prêtera serment devant le parlement lundi 26 mai.

L’élection présidentielle roumaine avait été organisé à la suite de l’annulation du scrutin de 2024 en raison d’une ingérence russe présumée en faveur du candidat d’extrême droite Călin Georgescu, qui avait été disqualifié. Călin Georgescu avait ensuite soutenu George Simion.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]