Russie : L'UE minimise les tensions à l'approche du sommet [FR]
Des fonctionnaires de l'UE ont souligné l'importance stratégique à long terme de la relation UE-Russie à l'approche du sommet à haute tension le 18 mai 2007, précisant qu'il serait une excellente occasion d'aborder de nombreux dossiers politiques. La Pologne a toutefois soutenu qu'elle maintiendrait son veto à l'ouverture des négociations de coopération UE-Russie à moins d'être soutenue sur la sécurité énergétique.
Des fonctionnaires de l’UE ont souligné l’importance stratégique à long terme de la relation UE-Russie à l’approche du sommet à haute tension le 18 mai 2007, précisant qu’il serait une excellente occasion d’aborder de nombreux dossiers politiques. La Pologne a toutefois soutenu qu’elle maintiendrait son veto à l’ouverture des négociations de coopération UE-Russie à moins d’être soutenue sur la sécurité énergétique.
S’efforçant de dédramatiser les spéculations sur un fiasco éventuel de la rencontre, des officiels européens ont indiqué que le sommet UE-Russie du 18 mai 2007 se caractériserait par un « dialogue franc et ouvert » et « sans tabous ».
Les tensions subsistent cependant, la Pologne ayant précisé qu’elle maintiendrait son veto à l’ouverture des discussions de coopération UE-Russie à moins d’être épaulée par d’autres Etats membres sur la question de la sécurité énergétique. S’exprimant le 15 mai, un porte-parole polonais a indiqué que Varsovie souhaitait que l’UE fasse une déclaration à l’issue du Sommet, garantissant la sécurité énergétique de la Pologne et des anciennes républiques soviétiques fortement dépendantes du gaz et pétrole russes. Selon AFX, il aurait déclaré : « La forme de cette déclaration doit encore être discutée ».
Ce dossier a mis les relations entre la Pologne et l’Allemagne à rude épreuve, la chancelière Merkel étant critiquée pour avoir présenté un agenda de sommet défaillant, qui « contourne les questions épineuses de politique et de sécurité énergétique ». Considérant la forte opposition au Sommet en provenance de la Pologne et de la Lituanie, la délégation européenne ne rencontrera ses homologues russes que dotée d’un mandat de négociation affaibli.
L’UE a proposé un agenda manifestement peu précis, qui évite toute mention directe des points de controverse dont l’ombre menace de dominer le Sommet (EURACTIV 14/05/07).
La discussion devrait se partager en deux temps : les relations UE-Russie et les questions thématiques internationales. La première catégorie inclut un « mécanisme d’alerte précoce » en matière de sécurité énergétique, de changement climatique, de visas et de questions frontalières. Au cours de la seconde, les sujets les plus notables seront le débat sur le statut du Kosovo, de même que des questions plus vastes comme la stabilité au Moyen-Orient et l’Iran.
Dans un effort de résoudre « au moins l’un » des différends en cours entre la Russie et plusieurs nouveaux Etats membres de l’UE, le ministre allemand des affaires étrangères, Fank-Walter Steinmeier, s’est rendu à Moscou le 15 mai afin de rencontrer le président russe, V. Poutine et le ministre russe des affaires étrangères, Sergei Lavrov.