Selon Margaritis Schinas, la génération Erasmus a « le devoir » de défendre l’Europe

Le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas a appelé la génération Erasmus à aider l’Europe à se défendre contre ceux qui tentent de nous faire croire que l’Union européenne n’a pas d’avenir.

Lusa Portugal
Margaritis Schinas, vice-président de la Commission européenne. [[EPA-EFE/JOSE COELHO]]

Le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas a appelé la génération Erasmus à aider l’Europe à se défendre contre ceux qui tentent de nous faire croire que l’Union européenne n’a pas d’avenir.

« La génération Erasmus a le devoir de défendre l’Europe à l’heure actuelle. Il est désormais temps qu’elle fasse pour l’Europe ce que l’Europe a fait pour elle. Il est désormais temps que les membres de la génération Erasmus deviennent les meilleurs ambassadeurs d’Europe, car l’Europe c’est vous », a déclaré Margaratis Schinas devant un public de 150 jeunes volontaires originaires de différents pays rassemblés à l’occasion de la présentation du nouveau programme Erasmus+ à Viana do Castelo vendredi (18 juin).

« L’UE est encore attaquée par de nombreuses puissances en dehors de nos frontières, qui ne souhaitent pas voir notre Union réussir », a-t-il maintenu.

Cependant, l’UE « fait également l’objet d’attaques attribuées aux franges populaires » des sociétés européennes elles-mêmes  ; des attaques « perpétrées par les Eurosceptiques et Europhobes qui souhaitent faire croire à la population que l’UE n’a pas ce qu’il faut [pour perdurer], et ce, à une époque où l’Europe a pris des mesures inédites [pour surmonter la crise] ».

Parmi les actions lancées figurent « l’élaboration du programme vaccinal le plus grand de l’histoire de l’humanité et la création du plan de relance pour l’Europe ».

« Les ennemis de l’Europe veulent démontrer que l’UE est incapable [de tenir ses engagements], précisément au moment où elle leur prouve le contraire », a-t-il expliqué.

Selon M. Schinas, le nouveau programme Erasmus+ est le plus symbolique et enrichissant dans toute l’Europe.

En presque 35 ans, le programme Erasmus « a offert de nouvelles expériences de vie pour 10 millions de jeunes européens », qui sont maintenant les parents « d’un million de bébés européens […] Ce n’est pas si mal », plaisante-t-il.

En outre, le vice-président de la Commission européenne a souligné que le nouveau programme Erasmus+ entendait « doubler le nombre de bénéficiaires au cours des sept prochaines années, afin d’atteindre 20 millions de jeunes européens ».

« À partir de 2027, nous souhaitons faire du programme Erasmus+ un droit fondamental pour tous les Européens. Nous souhaitons offrir à tous ceux qui veulent vivre une expérience Erasmus la possibilité de le faire », a-t-il renchéri.

Le budget du nouveau programme Erasmus+ 2021-2027 s’élève à 26 milliards d’euros, soit presque le double par rapport à celui 2014-2020 culminant à 14,7 milliards d’euros.

« Le nouveau programme Erasmus+ renforcé sera la clé pour soutenir notre modèle de société et notre mode de vie », a fait valoir le représentant de l’UE.

De son côté, la commissaire européenne à l’Innovation et à la Jeunesse Mariya Gabriel a maintenu que le nouveau programme de l’UE était « plus inclusif, vert et numérique ». À l’occasion de l’évènement organisé la semaine dernière, elle a aussi annoncé le lancement d’un Prix européen pour l’innovation et l’éducation cet automne.

« Ce prix donnera de la visibilité aux meilleurs projets Erasmus en Europe, de même qu’il mettra en avant l’innovation et les méthodes d’apprentissage innovantes », a-t-il poursuivi.

L’inauguration du nouveau programme Erasmus+ à Viana do Castelo a également accueilli Manuel Heitor, le ministre portugais des Sciences, de la Technologie et de l’Enseignement supérieur  ; Tiago Brandão Rodrigues, le ministre portugais de l’Éducation  ; et Ana Mendes Godinho, la ministre portugaise du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale.

Apparu en 1987, le programme Erasmus est devenu Erasmus+ en 2014 afin de couvrir de nouveaux domaines tels que la formation professionnelle, l’apprentissage des adultes, les échanges des jeunes, les travailleurs dans la jeunesse et les coachs sportifs.

Outre les possibilités pour étudier ou travailler à l’étranger, le programme investit également dans des projets transfrontaliers de coopération, notamment entre les universités, les établissements scolaires, les organisations de jeunesse ou de sport.