Slovaquie : le parti de Robert Fico gouvernera seul

  Le dirigeant slovaque de centre-gauche et futur premier ministre du pays, Robert Fico, a déclaré hier (15 mars) qu’il présenterait son gouvernement d’ici au 4 avril. Bien que son parti, le Smer, ait obtenu une écrasante majorité lors des élections le week-end dernier, il n’est pas parvenu à trouver un partenaire de coalition. Un reportage d’EURACTIV Slovaquie.

EURACTIV.com
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Le dirigeant slovaque de centre-gauche et futur premier ministre du pays, Robert Fico, a déclaré hier (15 mars) qu’il présenterait son gouvernement d’ici au 4 avril. Bien que son parti, le Smer, ait obtenu une écrasante majorité lors des élections le week-end dernier, il n’est pas parvenu à trouver un partenaire de coalition. Un reportage d’EURACTIV Slovaquie.

Le parti Smer, qui a gouverné de 2006 à 2010 au sein d'une coalition avec les nationalistes et ouvert la voie à l'entrée de la Slovaquie dans la zone euro, a remporté 83 sièges sur 150 au parlement.

Malgré cette majorité confortable, M. Fico a proposé aux autres partis au parlement de négocier sur la formation d'une éventuelle coalition à deux membres. Il n'a posé qu'une seule condition : le partenaire potentiel devait soutenir l'Etat providence

Les partis de centre-droit ont accepté de participer à des discussions hier, mais ils ont tous refusé de former une coalition. Les partis au parlement ont toutefois discuté d'un éventuel changement dans la constitution : l'abolition de l'immunité criminelle pour les membres du parlement.

Des décideurs politiques slovaques ont déjà essayé de faire passer cet amendement à plusieurs reprises, mais sans succès.

M. Fico a par ailleurs annoncé qu'un tiers de son nouveau gouvernement ne serait pas attaché à un parti. Miroslav Laj?ák, directeur du Service d'action extérieur de l'UE pour les Balkans occidentaux, le voisinage oriental et la Russie, est le candidat favori pour le poste de ministre des affaires étrangères.

Le mandat du gouvernement de M. Fico, généralement considéré comme europhile, durera jusqu'en 2016. Au cours de cette période, il devra préparer la première présidence slovaque du Conseil de l'UE pour le second semestre de 2016.

Les changements les plus significatifs sont toutefois attendus dans la sphère économique. Quelques heures seulement après l'annonce des résultats du scrutin le 11 mars, M. Fico a déclaré qu'il prévoyait d'abolir le taux uniforme de l'impôt à 19 %. L'objectif serait d'augmenter les impôts des banques, des entreprises et des individus qui jouissent de revenus plus élevés.

Selon son plan préélectoral, le taux d'impôt appliqué aux personnes qui gagnent plus de 33 000 euros par an serait de 25 % et il serait de 22 % pour les entreprises dont l'assiette fiscale dépasse les 30 millions d'euros.

Le gouvernement sortant de la première ministre Iveta Radi?ová a déjà mis en place une taxe de 0,4 % sur les actifs des banques pour couvrir les coûts de la crise financière et encourager les banques à réduire les risques systémiques.

M. Fico a affirmé qu'il souhaitait aller encore plus loin, bien que la taxe déjà appliquée sur les banques soit la plus élevée de la zone euro et la deuxième dans l'UE juste après la Hongrie.