Sommet européen extraordinaire sur la Libye et l'Afrique du nord

Les dirigeants de l'UE participeront à un sommet spécial sur la Libye et l'Afrique du nord le 11 mars à Bruxelles, a déclaré hier (1er mars) le président du Conseil de l'UE, Herman Van Rompuy.

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Les dirigeants de l'UE participeront à un sommet spécial sur la Libye et l'Afrique du nord le 11 mars à Bruxelles, a déclaré hier (1er mars) le président du Conseil de l'UE, Herman Van Rompuy.

Cette réunion aura pour objectif de formuler une réponse humanitaire et politique à la situation actuelle en Afrique du nord, et plus particulièrement en Libye où la révolte contre Mouammar Kadhafi bat son plein dans la capitale, Tripoli.

« Je ferai des propositions au Conseil européen sur les lignes stratégiques de la réaction de l'UE face aux récents développements en Libye et chez nos voisins du sud », a déclaré M. Van Rompuy.

Le président français, Nicolas Sarkozy, déclarait le 27 février que Paris appelait à l'organisation d'un sommet européen pour discuter des conséquences des évènements en Libye. Le lendemain, l'Union adoptait des sanctions à l'encontre de Mouammar Kadhafi et de ses partisans et le premier ministre britannique, David Cameron, se joignait à M. Sarkozy dans sa demande pour un sommet extraordinaire de l'UE.

Il était déjà prévu que les dirigeants des 17 pays de la zone euro se rencontrent le 11 mars à Bruxelles pour discuter des objectifs de compétitivité. Leur réunion devrait donc avoir lieu en marge du sommet sur la Libye.

La Libye pourrait bien sombrer dans une guerre civile à moins que Mouammar Kadhafi ne quitte le pouvoir, ont déclaré les Etats-Unis mardi.

M. Kadhafi reste dans la provocation et envoie des troupes vers une zone frontalière à l'ouest, suscitant la crainte que la plus violente des révoltes arabes ne devienne encore plus meurtrière et ne se termine en crise humanitaire.

Des gardes-frontières tunisiens ont tiré en l'air mardi pour tenter de contrôler une foule de personnes souhaitant traverser la frontière et ainsi échapper à la violence.

Environ 70 000 personnes ont traversé le poste frontière de Ras Jdir au cours des deux dernières semaines et des centaines de milliers de travailleurs étrangers en Libye devraient tenter de faire de même.

Le fils de Mouammar Kadhafi, Saif al-Islam, a mis en garde l'Occident contre le lancement de toute action militaire pour renverser son père et a affirmé que celui-ci ne démissionnerait pas et ne partirait pas en exil.

« L'utilisation de la force contre la Libye n'est pas acceptable. Ce ne serait pas justifié, mais s'ils le souhaitent […] nous sommes prêts, nous n'avons pas peur », a-t-il dit à Sky television, ajoutant : « Nous vivons ici, nous mourrons ici ».

Les Etats-Unis ont déclaré que des navires et des avions se rapprochaient de l'Etat nord-africain producteur de pétrole.

Le contre-torpilleur USS Barry a traversé le canal de Suez lundi et est entré dans la Méditerranée. Deux navires d'assaut amphibies, le USS Kearsarge, qui peut transporter 2000 Marines et le USS Ponce, naviguent dans la mer Rouge et devraient traverser le canal en début de journée mercredi.

 (EURACTIV avec Reuters. Article traduit de l'anglais par EURACTIV)