Suite à l'échec des discussions, l'ONU doit décider de l'avenir du Kosovo [FR]

Les dirigeants de la Serbie et du Kosovo ne sont pas parvenus à un accord sur un plan pour régler la question du futur statut du Kosovo. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit maintenant prendre une décison, mais un accord est encore incertain. 

Les dirigeants de la Serbie et du Kosovo ne sont pas parvenus à un accord sur un plan pour régler la question du futur statut du Kosovo. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit maintenant prendre une décison, mais un accord est encore incertain. 

Après un an de négociations, les discussions de haut niveau tenues à Vienne le 10 mars 2007 entre la Serbie et des dirigeants albanais ethniques sur le futur statut du Kosovo n’ont pas abouti à un accord. 

Alors que le plan rédigé par l’envoyé spécial de l’ONU, Martti Ahtisaari, a été accepté à une large majorité par le gouvernement albanais du Kosovo, il s’est heurté à la forte opposition du gouvernement serbe. 

M. Ahtisaari doit maintenant soumettre le plan au Conseil de sécurité de l’ONU avant la fin du mois, déterminant le statut définitif du Kosovo.  

Le plan présente une forme de statut d’Etat supervisé au niveau international pour le Kosovo. La province a été sous administration internationale civile et militaire depuis le conflit de 1999. 

M. Ahtisaari a déclaré : « Les positions respectives des ‘parties’ ne permettent pas de parvenir à un tel accord. Aucun cycle de négociation supplémentaire ne pourra changer cela ». Il a ajouté :  » Je suis intimement convaincu que le potentiel de négociations est épuisé ». 

Le commissaire chargé de l’Elargissement, Olli Rehn, a réitéré son soutien au plan d’Ahtisaari et a souligné le fait que  » le règlement de la question du statut devra être inscrit dans une perspective européenne claire, de sorte de renforcer la stabilité au Kosovo et dans la région ». 

Le Royaume-Uni, qui assurera la présidence du Conseil de sécurité en avril, se montre en faveur d’un Kosovo indépendant. Cependant, deux autres pays bénéficiant du droit de véto au Conseil de sécurité, à savoir la Russie et la Chine, souhaitent éviter de créer un précédent en obligeant la Serbie à accepter l’indépendance du Kosovo.