Toomas Hendrik Ilves réélu président en Estonie

Ancien citoyen américain, Toomas Hendrik Ilves a été réélu président de l'Estonie lors d'un vote au parlement aujourd'hui (29 août), ce qui permettra à ce pays de la zone euro de jouir d'une meilleure stabilité politique.

Toomas Hendrik Ilves small.jpg
Toomas Hendrik Ilves small.jpg

Ancien citoyen américain, Toomas Hendrik Ilves a été réélu président de l'Estonie lors d'un vote au parlement aujourd'hui (29 août), ce qui permettra à ce pays de la zone euro de jouir d'une meilleure stabilité politique.

M. Ilves, âgé de 57 ans, est né à Stockholm dans une famille d'exilés estoniens lorsque le pays faisait encore partie de l'Union soviétique, et a grandi aux Etats-Unis. Il a renoncé à sa citoyenneté américaine avant de devenir l'ambassadeur de l'Estonie à Washington en 1993.

« Je suis prêt à servir l'Etat estonien et toute sa population, peu importe leur vision du monde et leur langue maternelle », a-t-il déclaré lors d'un discours de remerciement au parlement, faisant allusion à l'importante minorité russophone qui vit dans cet Etat balte.

M. Ilves souhaite l'intégration de la minorité russe, mais il ne craint pas d'exprimer son opinion sur la Russie tout en maintenant des relations cordiales avec Moscou.

Lors d'un débat à la radio ce mois-ci, il a déclaré que la Russie ne pouvait pas être considérée comme un pays régi par l'Etat de droit et a critiqué le manque de liberté de la presse.

Les députés de la chambre, qui compte 101 sièges, ont élu M. Ilves pour un second mandat de cinq ans à raison de 73 votes contre 25 pour son seul concurrent, Indrek Tarand.

Même si ce rôle est surtout honorifique, cette réélection est un nouveau signe que le pays souhaite être considéré comme un partenaire stable et fiable sur la scène internationale.

Le gouvernement de centre-droit, dirigé par le premier ministre, Andrus Ansip, a lui aussi de nouveau remporté les élections en mars. Le pays peut se targuer de posséder la dette la moins importante de la zone euro et se redresse après la récession de 2009, qui avait fait chuter son PIB de 14 %.

Le président peut proposer et rejeter des législations, mais tout rejet doit être confirmé par la Cour Suprême.

Le président fixe également la date des élections en fonction des propositions du premier ministre et nomme un candidat premier ministre après les élections ou dans le cas d'une dissolution du gouvernement.

Il peut également renvoyer un premier ministre si celui-ci perd la confiance du parlement.

EURACTIV avec Reuters – Article EURACTIV traduit de l'anglais par Amandine Gillet