Vaclav Havel appelle les pays de l’Ouest à être « patients » avec les pays de l’Est
L’ancien président tchèque affirme que l’anniversaire de la fin du rideau de fer est l’occasion de tirer les enseignements de la lutte contre le totalitarisme dans les anciens pays communistes.
L’ancien président tchèque affirme que l’anniversaire de la fin du rideau de fer est l’occasion de tirer les enseignements de la lutte contre le totalitarisme dans les anciens pays communistes.
EN BREF :
Humilité et solidarité dans la défense des libertés ont été les maîtres-mots de l’ancien président de la République tchèque, Vaclav Havel, lors du colloque sur la chute du mur de Berlin, organisé à Sciences Po le 23 octobre 2009. Le « président-philosophe», qui désapprouve les positions de son successeur Vaclav Klaus sur le traité de Lisbonne, a expliqué en quoi les 27 pouvaient tirer parti de l’expérience du totalitarisme dans les anciens pays communistes pour définir un système de valeurs commun au sein de l’UE.
« Il faut que les pays de l’Ouest se montrent patients avec les pays de l’Est. Nous ne sommes pas un élément facile mais nous pouvons apporter notre contribution à l’Europe, sous forme des expériences que l’Ouest n’a pas connues », a plaidé Vaclav Havel.
Selon ce personnage-clé de l’opposition au régime soviétique, les États démocratiques doivent résister à la tentation des « petits compromis » avec les régimes totalitaires au sujet des droits de l’Homme. Le risque d’un « effet boule de neige » des concessions étant trop important. Méfiant vis-à-vis de « l’argument économique » qui incite à transiger sur les libertés fondamentales, Vaclav Havel a déclaré : « il faut rester solidaires des citoyens dissidents qui s’engagent dans ces pays…même si cela ne fait pas plaisir à leurs dirigeants. »