Verhofstadt: la Commission devrait prendre les rênes de la gouvernance économique
Les propositions sur la forme de l'infrastructure de la gouvernance économique devraient être mises en avant par l'exécutif de l'UE – non pas le groupe de travail de M. Van Rompuy - d'après Guy Verhofstadt, leader du groupe libéral au Parlement européen.
Les propositions sur la forme de l'infrastructure de la gouvernance économique devraient être mises en avant par l'exécutif de l'UE – non pas le groupe de travail de M. Van Rompuy – d'après Guy Verhofstadt, leader du groupe libéral au Parlement européen.
M. Verhofstadt a déclaré qu'il appartient à la Commission européenne de faire des propositions législatives dans ce domaine, plutôt que de céder le pouvoir à un groupe présidé par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy.
Ce que fait M. Van Rompuy est très utile, mais au final c’est à la Commission de prendre des initiatives législatives basées sur ce travail et sur d’autres données. La décision ne revient pas au Parlement ou au Conseil. Le Groupe de travail ne peut remplacer le droit d’initiative de la Commission, a confié M. Verhofstadt à EURACTIV dans un entretien.
M. Verhofstadt s’est déclaré satisfait d’entendre l’annonce du président de la Commission José Manuel Barroso selon laquelle il va présenter un paquet de propositions sur la gouvernance économique le 29 septembre.
Il a également salué le soutien de M. Barroso aux eurobonds, qui pourraient être vendus afin de récolter des capitaux pour l’investissement dans l’infrastructure. Il l'a lui-même proposé dans son ouvrage datant de 2009, "The Way Out of the Crisis", a dit M. Verhofstadt.
Je me rappelle qu’il y a un an, la Commission était toujours très négative lorsque j’ai parlé des eurobonds lors d’une session plénière. Mais à présent, ils font partie de leurs propositions. L’idée des eurobonds était déjà utilisée par la Banque européenne d’investissement, mais de manière limitée. Désormais cela devient une pratique plus courante, dit M. Verhofstadt.
Le leader du Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) a dit que, bien qu’il soit opposé à l’expulsion des Etats membres qui ne se conforment pas aux nouvelles règles sur la gouvernance économique, les pays pourraient être sanctionnés en étant exclus des bénéfices engendrés par le projet proposé d’eurobonds.
M. Verhofstadt s’est vengé des Etats membres qui ont fait appel à ce que le budget de l’UE soit réduit de 30%, arguant qu'une telle réduction aurait des conséquences négatives sur les fonds destinés à la recherche et sur les objectifs de croissance de la stratégie « Europe 2020 ».
Réduire le budget de 20 ou 30% est hors de question, et ceux qui pensent que c’est possible se fourvoient, a dit le leader de l’ADLE.