Vieillissement : La Banque mondiale interpelle les pays d'Europe orientale [FR]
Face au vieillissement de la population, il est nécessaire d'adopter au plus vite des réformes sur les systèmes de retraite et de santé afin d'empêcher les pays de l'Europe orientale et de l'ex-Union soviétique de rencontrer des problèmes de fiscalité à long terme.
Face au vieillissement de la population, il est nécessaire d’adopter au plus vite des réformes sur les systèmes de retraite et de santé afin d’empêcher les pays de l’Europe orientale et de l’ex-Union soviétique de rencontrer des problèmes de fiscalité à long terme.
Selon un rapport publié le 20 juin 2007, « en 2025, les populations de nombreux pays d’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique compteront parmi les plus âgées au monde ». La Banque mondiale met en garde ces pays « contre de graves menaces économiques ».
Arup Banerji, Chef du département Économie du développement humain de la Banque mondiale explique : « Le développement institutionnel piétine dans de nombreux pays, même ceux qui ont adhéré à l’Union européenne. C’est l’interaction de ces trois transitions – démographique, économique et politique – qui fait de la région et des défis auxquels elle est confrontée un cas hors du commun ».
Le rapport révèle que la population de la région pourrait diminuer de près de 24 millions de personnes au cours des deux prochaines décennies. Plus d’un Bulgare sur cinq sera âgé de plus de 65 ans et « en Slovénie, l’âge moyen sera de 47 ans – l’un des plus élevés au monde ».
La Banque mondiale recommande donc aux pays de la région d’adopter des politiques visant à assurer la viabilité financière des régimes de retraite et de prendre des mesures anticipatives pour le financement des soins de santé à long terme. Parmi les méthodes recommandées figurent une augmentation de l’âge de la retraite et la modification des formules de calcul des taux de prestation permettant de dégager des économies. Alors que la nécessité des réformes varie selon les pays, la Banque mondiale recommande à la Lituanie et la République slovaque de combiner ces mesures et à l’Albanie, la Roumanie, la Serbie et la Turquie de donner priorité à la réforme de l’âge des retraites.
Les « dépenses liées aux soins de santé à long terme » suscitent de vives inquiétudes en raison du nombre croissant de personnes âgées. Le rapport explique qu’il « est indispensable d’établir des services de soins substantiellement moins onéreux que les services hospitaliers » et recommande de soutenir davantage les prestataires de soins informels.