Vilnius va fournir une aide militaire à Kiev
Disposant déjà de matériel américain, l’armée ukrainienne va à présent bénéficier d’armes livrées par la Lituanie pour combattre les séparatistes. Ces aides extérieures pourraient encourager Kiev à adhérer à l’OTAN.
Disposant déjà de matériel américain, l’armée ukrainienne va à présent bénéficier d’armes livrées par la Lituanie pour combattre les séparatistes. Ces aides extérieures pourraient encourager Kiev à adhérer à l’OTAN.
La Lituanie va fournir une aide militaire à l’Ukraine, a annoncé le 24 novembre le président ukrainien Petro Porochenko, sans préciser s’il s’agissait ou non d’armes offensives.
Les États-Unis fournissent déjà du matériel non-offensif à Kiev, mais les États membres de l’OTAN, dont la Lituanie fait partie, craignent que l’envoi d’armes à proprement parler ne les entraîne dans un conflit avec la Russie.
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« Nous nous sommes entendus sur la livraison de véritables pièces d’armements pour les forces ukrainiennes. Il s’agit d’une aide réelle », a déclaré Petro Porochenko à l’issue d’un entretien avec la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite.
Des armes attendus en Ukraine
Priée de préciser la nature de ce matériel, cette dernière a promis de fournir « tout ce dont la Lituanie dispose ».
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L’Ukraine réclame des armes aux États membres de l’OTAN pour faire face au soulèvement des séparatistes soutenus par Moscou qui ont infligé de lourdes pertes aux forces gouvernementales.
En visite à Kiev la semaine dernière, le vice-président américain Joe Biden a promis de faire le nécessaire pour soutenir l’Ukraine sans annoncer de nouvelle aide militaire. Un système radar américain permettant de déterminer l’origine des tirs de mortier est en cours de livraison.
Un référendum sur l’adhésion à l’OTAN
Prié de dire si son pays avait l’intention d’adhérer à l’OTAN, Petro Porochenko n’a pas exclu d’organiser à terme un référendum sur le sujet, mais a jugé qu’une candidature ferait aujourd’hui « plus de mal que de bien ».
Avant le soulèvement dans l’Est et le conflit avec Moscou, une telle adhésion suscitait peu d’intérêt en Ukraine, dont la neutralité est inscrite dans la Constitution.
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L’annexion de la Crimée en mars et l’engagement manifeste de la Russie aux côtés des séparatistes a depuis changé la donne. Selon un sondage de l’institut Rating, 55 % des Ukrainiens sont favorables à l’intégration au sein de l’OTAN et 25 % y sont hostiles.