Adhésion à l’UE : les Vingt-Sept espèrent un accord sur les cadres de négociation pour l’Ukraine et la Moldavie début juin
Les États membres de l’UE ont déclaré qu’ils avaient bon espoir de se mettre d’accord sur les cadres de négociation pour l’adhésion de l’Ukraine et la Moldavie durant la première semaine de juin, bien que certains obstacles subsistent.
Les États membres de l’UE ont déclaré mercredi (29 mai) qu’ils avaient bon espoir de se mettre d’accord sur les cadres de négociation pour l’adhésion de l’Ukraine et la Moldavie au cours de la première semaine de juin, bien que certaines objections de la part de la Hongrie subsistent.
Après la décision politique de l’UE d’ouvrir les négociations d’adhésion avec Kiev et Chișinău en décembre, les deux pays ont entamé les processus d’examen visant à évaluer les lois nationales qui doivent être adaptées pour être conformes l’acquis communautaire de l’Union.
Toutefois, pour lancer officiellement les négociations, les Vingt-Sept doivent encore approuver les cadres de négociation pour encadrer les pourparlers d’adhésion. La Commission a proposé ces cadres en mars, mais ils doivent encore recevoir le feu vert des capitales.
Les États membres discutent depuis plusieurs semaines déjà de ces cadres de négociation. Ils n’ont cependant pas réussi à trouver un consensus pour les approuver jusqu’à présent.
La semaine dernière, plusieurs d’entre eux ont appelé Bruxelles à lancer les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie d’ici la fin du mois de juin, malgré la persistance d’obstacles d’ordre technique et politique.
La présidence belge accélère le pas, la Hongrie fait barrage
La Belgique, qui assure la présidence tournante de Conseil de l’UE jusqu’à la fin du mois de juin, a fait pression pour qu’une discussion ait lieu au niveau des ambassadeurs de l’UE afin de clarifier quelles seraient les difficultés à venir.
Les ambassadeurs ont évoqué cette question durant deux heures mercredi.
Si certains États membres doivent encore obtenir l’approbation de leur parlement, presque tous sont favorables à la tenue des premières conférences intergouvernementales (CIG), qui lanceraient les négociations officielles, lorsque les ministres des Affaires étrangères de l’UE se réuniront le 25 juin, selon des personnes au fait du dossier.
Les réticences exprimées par certains gouvernements nationaux ont presque toutes été levées « dans le but d’avancer rapidement », a déclaré un diplomate de l’UE.
Cependant, plusieurs diplomates ont confirmé que la Hongrie était le dernier État membre à faire obstacle à un accord sur les cadres qui permettrait à l’Union d’entamer les négociations avec les deux pays.
Budapest continue de bloquer le processus d’adhésion de l’Ukraine, mais pas celui de la Moldavie, et a demandé des ajustements supplémentaires au projet d’accord en raison de 11 questions bilatérales concernant les droits des minorités nationales (puisqu’il existe une minorité hongroise en Ukraine), le commerce, la lutte contre la corruption, l’agriculture, le marché intérieur et les relations de bon voisinage.
La semaine prochaine, des groupes de travail composés d’experts devraient travailler sur les détails techniques d’un éventuel accord, qui pourrait être discuté par les ambassadeurs de l’UE lors de leur réunion de mercredi prochain (5 juin).
Cette semaine, lors de la réunion de mercredi, plusieurs États membres de l’UE ont également souligné l’importance de faire avancer les processus d’adhésion pour les candidats des Balkans occidentaux, où des progrès ont été enregistrés.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]