12 États membres refusent d'augmenter leur participation à Triton

EURACTIV a obtenu la liste des contributions promises par les États de l'UE pour le renforcement des opérations communes en Méditerranée. 

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EURACTIV a obtenu la liste des contributions promises par les États de l’UE pour le renforcement des opérations communes en Méditerranée. 

Selon la liste des contributions élaborée lors du sommet extraordinaire du Conseil du 23 avril, douze États membres n’ont pas souhaité participer. Il s’agit de la Grèce, de la Croatie, de Chypre, de l’Espagne, de la Slovénie, de la Roumanie, de l’Autriche, de la Bulgarie, de l’Estonie, de Malte, de la Slovaquie et des Pays-Bas. 5 états sur les 12 refusant de participer sont donc directement concernés par le problème puisqu’ils ont des rives en Méditerrannée.

Il semblerait que certains pays aient renoncé à contribuer parce qu’ils jugent les efforts actuels suffisants, alors que d’autres estiment qu’ils devraient recevoir de l’aide pour faire face à l’immigration illégale, plutôt que de devoir en donner.

« Les Pays-Bas contribuent déjà beaucoup. La question est à présent de savoir ce que les autres États vont faire », a déclaré Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais, au sujet de la disparité entre les États membres.

Selon Boyko Borissov, Premier ministre bulgare, « notre situation est plus difficile que celle de l’Italie. Si les autres se plaignent, je me plaindrai aussi. »

« Aujourd’hui, j’offre le fleuron de la Marine Royale, trois hélicoptères et deux bateaux de contrôle des frontières, mais nous devons mettre en place les conditions adéquates, ce qui implique de transporter les migrants vers le pays sûr le plus proche, probablement l’Italie », a pour sa part déclaré David Cameron, le premier ministre britannique.

>> Lire : Le Conseil européen rejette les conseils de Juncker sur l’immigration

Les contributions à la surveillance de la Méditerranée ne représentent pas forcément un coût pharamineux, puisqu’il s’agit d’allouer des ressources déjà existantes, comme affecter des policiers ou des douaniers sur place, ou prêter des navires ou des avions. La France va ainsi affecter plus de commandants de police à la surveillance maritime, et aussi prêter un avion et un navire sur des périodes plus longues que prévu, en 2015.