23 villes veulent accueillir les agences européennes

Ouest-France
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Pas moins de 23 villes se sont portées candidates pour accueillir l’Agence européenne du médicament et l’Autorité bancaire européenne. [<a href="https://www.shutterstock.com/fr/image-photo/pharmacy-background-on-black-table-tablets-376019317?src=5pn-2SE-d-DZpC-NO51tDA-1-10" target="_blank" rel="noopener">[Tibor Duris/Shutterstock]</a>]

Pas moins de 23 villes se sont portées candidates pour accueillir l’Agence européenne du médicament et l’Autorité bancaire européenne. Les deux agences européennes vont quitter Londres après le Brexit. À la clé ? Des retombées économiques prometteuses. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

« Nous aussi nous avons une reine chic », lancent les Néerlandais dans leur clip vantant les mérites d’Amsterdam et de ses fish and chips. La ville veut accueillir l’Agence européenne du médicament (AEM, ou EMA selon le sigle anglais).

La concurrence sera âpre pour cette agence qui doit quitter le Royaume-Uni après le Brexit. Elle compte près de 900 employés : 19 métropoles ont postulé. Elle a en charge l’évaluation scientifique, la supervision et les contrôles de sécurité pour les médicaments à usages humains et vétérinaires commercialisés dans l’Union européenne.

Huit autres villes se sont proposées pour accueillir l’Autorité bancaire européenne (ABE, ou EBA selon le sigle anglais), moins importante mais avec tout de même près de 200 employés.

Les 27 États membres restant dans l’Union européenne après le départ du Royaume-Uni avaient jusqu’à lundi minuit pour présenter une candidature unique pour chaque agence.

La France a proposé Lille et Paris

Ainsi la France a proposé Lille, dans le nord, pour l’Agence médicale, et Paris pour l’Agence bancaire. L’Allemagne a elle proposé Bonn et Francfort. Quatre États membres ont fait le choix de proposer une seule ville pour les deux agences : la Belgique, l’Irlande, l’Autriche et la Pologne, qui ont proposé leurs capitales.

D’autres métropoles de la majorité des États membres sont en compétition pour l’Agence du médicament : Amsterdam, Athènes, Barcelone, Bratislava, Bucarest, Copenhague, Helsinki, Milan, Porto, Sofia, Stockholm, Malte et Zagreb.

Prague et Luxembourg sont également candidates pour accueillir l’Autorité bancaire.

Des retombées économiques

Les enjeux sont importants, avec pour le ou les vainqueurs l’arrivée de centaines d’employés, leurs familles, et les retombées économiques qui en découlent. C’est aussi un premier test de l’unité des 27, affichée depuis la préparation des négociations sur le Brexit.

L’AEM, installée depuis 1995 dans le quartier d’affaires de Canary Wharf à Londres, a généré par exemple des réservations de 30 000 nuitées d’hôtels pour ses nombreux visiteurs en 2015.

L’EBA, aussi installée à Londres et créée en 2011, est connue pour les tests de résistance qu’elle mène sur les banques européennes. Ses visiteurs génèrent des réservations de presque 9 000 nuitées d’hôtel par an.

Pas des « vautours qui tournoient autour des tours de Londres »

Le détail de chaque offre est disponible sur le site internet du Conseil de l’UE, instance qui réunit ses 28 pays membres, parfois accompagnée de vidéos vantant les mérites des candidats.

Malte et la Pologne font témoigner leurs expatriés. Les Premiers ministres irlandais et danois jouent les VRP. La France loue dans un clin d’œil son « art de vivre » : apéritif en terrasse et fromage.

L’ambassadeur du Luxembourg à Bruxelles a présenté lui-même la candidature de sa ville, assurant que les Européens n’étaient pas des « vautours qui tournoient autour des tours de Londres, en attendant que ces emplois s’envolent vers nous ».

« Le centre financier du Luxembourg a […] une relation fructueuse avec la ville de Londres et nous souhaitons vraiment que cela continue », a assuré George Friden.

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