À Rome, Giorgia Meloni reçoit JD Vance et Ursula von der Leyen pour relancer le dialogue transatlantique
Dimanche 18 mai, la Première ministre italienne a reçu le vice-président américain et la présidente de la Commission européenne. Cette rencontre marque la première réunion officielle entre responsables américains et européens depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a reçu à Rome, ce dimanche 18 mai, le vice-président américain JD Vance ainsi que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette rencontre marque la première réunion officielle entre responsables américains et européens depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
« J’espère que cette rencontre pourra constituer un premier pas vers un nouveau départ », a déclaré Giorgia Meloni face à la presse, présentant la rencontre comme le début d’une nouvelle phase de coopération transatlantique.
La réunion s’est tenue en marge de la cérémonie d’investiture du pape Léon XVI, dans un contexte de tensions croissantes entre l’Union européenne et les États-Unis, notamment sur la question des droits de douane.
À l’issue de cette réunion tripartite, Giorgia Meloni a qualifié les échanges de « constructifs » et y a vu « un pas en avant vers l’unité de l’Occident ». Elle a également mis en avant le rôle de l’Italie comme pont entre l’UE et les États-Unis.
JD Vance s’est fait l’écho de ce sentiment, reconnaissant les efforts de Giorgia Meloni.
« L’une des propositions de la Première ministre [Giorgia] Meloni, que le président [Donald Trump] et moi-même avons volontiers acceptée, est que l’Italie joue un rôle de pont entre l’Europe et les États-Unis », a-t-il déclaré au début de la rencontre.
Sans surprise, les discussions ont principalement porté sur les enjeux commerciaux. Les deux parties ont affiché une volonté commune de faire avancer les négociations dans un esprit de coopération.
Avant les discussions, JD Vance s’est montré optimiste : « Je pense que nous aurons un échange productif. J’espère que cela marquera le début de discussions commerciales durables, bénéfiques à la fois pour les États-Unis et pour l’Union européenne ». Ursula von der Leyen a adopté un ton tout aussi confiant, affirmant que « ce qui nous unit, c’est que nous voulons tous deux un bon accord pour les deux parties ».
Cette réunion intervient alors que les tensions économiques s’intensifient entre Bruxelles et Washington. La Commission européenne a récemment menacé d’imposer des droits de douane sur 116 milliards d’euros d’importations américaines.
Bien qu’ils aient convenu de se rencontrer lors d’une brève conversation facilitée par Giorgia Meloni à l’occasion des funérailles du pape François le mois dernier, une rencontre officielle entre Ursula von der Leyen et Donald Trump n’a pas encore eu lieu.
La cheffe du gouvernement italien semble être l’une des rares dirigeantes de l’UE à pouvoir aider au dégel des relations entre Bruxelles et l’administration Trump.
En effet, elle entretient une de bonnes relations avec le milliardaire américain, qu’elle considère depuis longtemps comme une figure d’inspiration politique. Elle fut d’ailleurs la seule dirigeante européenne invitée à sa seconde investiture.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]